Lectures 2008.
Janvier
1. Joyce-Carol Oates. Les Chutes. Philippe Rey, 2005.
504 pages.
2. Pierre Christin Petits crimes contre les humanités : roman universitaire. Métailié.
Saltiel (Paul) est prof d'histoire de l'art à Nevers, petite université de province en manque de crédits.
Moyen
3 . Henri Michaux. Passages. L'Imaginaire Gall.
A bien+
Difficile d'en parler sans l'aide de Maulpoix La Relation lyrique, que je n'ai pas retrouvée en librairie et qui est trop chère.
6. Daniel Pennac. Chagrins d'école.
Ramassis de clichés.
Février
7. Elisa Vix Bad Dog. Polar.
Ce polar exploite une tendance actuelle : faire de gros chiens des meurtriers dressés par des criminels ; on a eu par exemple « Rottweiler » de Rendell et maintenant Pierre Bayard s'intéresse à la possible culpabilité du « Chien des Baskerville »!!!
8. John Burnside. La Maison muette (roman de chambre).
Publié chez Métailié (Bibliothèque écossaise) 2003, 200 pages.
J'ai tenu à écouter l'interview de John Burnside, effectuée pour le compte de l'émission « Affinités électives », sur France culture, jeudi 7 à 21 heures. L'écrivain est, comme je l'aurais supposé, profondément religieux et parle un langage ésotérique. Selon lui, Lilian, la jeune femme muette recueillie par Luke, est « une sainte ».Les sons émis par les deux pauvres enfants reclus, doivent s'apparenter à une communion mystique avec le cosmos.
Je ne suis pas franchement en phase avec cette vision du monde.
Insuffisant et assez ennuyeux
9. Joyce-Carol Oates Solstice.
Publication originale en 1985.
Edité en 1997 le Livre de poche (Biblio).
285 pages.
Moyen+ ne vaut pas Les Chutes mais se lit.
10. Julien Gracq. En lisant, en écrivant.
José Corti, 1981, 302 pages.
Pour reprendre ses termes, on va considérer ce livre comme une promenade, un cheminement à travers les formes esthétiques et les auteurs qu'il lit et relit.
Assez bien+ Difficile d'en parler.
11 Yasunari Kawabata : Les Belles endormies ;
Publié pour la première fois en 1961, le roman a été traduit aux éditions Albin Michel en 1970. J'ai en main l'exemplaire du Livre de poche biblio qui comporte 124 pages.
Assez bien +
12. Cormac Mc Carthy. L'Obscurité du dehors
Titre original « Outer Dark »publié en 1968, traduit en 1991 pour les éditions Actes sud.
236 pages.
Assez bien
Abandon de lecture : Sur la route de Kerouac, que, déjà, je n'arrivais pas à lire en 1973. Voir l'article " faut pas me parler des écrivains "Beat"
Mars
13. Laura Kasischke Rêves de garçon. (Boy Heaven, 2006)
Christian Bourgois, 2007.247 pages.
Assez bien
14. Natsuo Kirino « Out » Seuil Points thriller 2006 (1997 pour l'original)
656 pages. 8 euros 50. Leclerc le lundi 3 mars 08.
AB+
15. Jonathan Trigell. Jeux d'enfants (Boy A, 2004)
Traduit de l'anglais par Isabelle Maillet en 2006 (Gallimard la noire)
313 pages.
26 chapitres, un abécédaire, de A comme Avocat (l'avocat du diable) à Z comme zéro pour raconter la vie de « A », de 12 à 24 ans.
Bien
16 Yoko Ogawa La Piscine les Abeilles La grossesse (1990-91)
Actes sud Babel, (1995-97)
Bien
17 Ruth Rendell Le Jeune homme et la mort, Le Masque 1993. 250 pages.
Titre original The Face Of Trespass, 1974.
Bien
La dame est pessimiste comme toutes les psychologues et multiplie les sentences : « Il y a en chacun de nous un enfant effrayé qui sommeille. Notre degré de maturité correspond à notre capacité de l'obliger à rester, coi, confiné, invisible »
18 Henning Mankell Tea-bag Seuil, 2006.
330 pages.
AB
Surtout connu pour ses romans policiers, Henning Mankell a aussi écrit plusieurs romans ; celui-là est aussi bon (sinon meilleur) que certains de ses polars.
19 Andrea Camilleri. La Pension Eva.
Métailié, 2007. 133 pages.
AB
Pour ses quatre vingt ans, Camilleri a écrit un roman autobiographique, non policier.
Nous voilà dans la Sicile de la fin des années 30. Nenè est un petit garçon qui vit à côté d'une maison de tolérance. Il ignore ce qu'on y fait mais les femmes nues l'attirent déjà, vu que sa cousine et compagne de jeu Angela est assez délurée.
AB
20. Christine Jeanney : Charlémoi ArHsens éditions, 2008.
154 pages.
Le premier roman de ma copine Christine. Pas structuré, contenu faible, expression faible...
Insuffisant.
Avril 08
21. César Aira « J'étais une petite fille de sept ans » Christian Bourgois, 2007.
Titre original : « Yo era una niña de siete años », 1re publication 2005. 121 pages.
Abien+ .
Bien
22. Ruth Rendell « L'Eté de Trapellune », (A Fatal Inversion, 1988) in « Œuvres » traduction Frédéric Nathan, 1992 Laffont (Bouquins), 246 pages.
Roman de mœurs et psychologique intelligent, et thriller plein de suspense.
Bien
23. Ruth Rendell Un enfant pour un autre (The Hand Tree),
1985. 230 pages.
In Œuvres Laffont (Bouquins) 1992.
Ce roman comme le précédent, traite de l'enlèvement d'enfant par une femme qui vient de perdre le sien. Ce thème est récurrent chez Ruth Rendell. Le Journal d'Asta qui est le roman le plus ambitieux sur ce sujet, pèche par sa longueur. Ces ceux-là sont fort bons, pour les mateurs du genre...
AB+
24. Russell Banks De beaux lendemains (The Sweet Thereafter, 1991)
Actes-sud (Babel), 1994. 327 pages.
Un roman réaliste, en prise avec les problèmes sociaux. Des gens qui, à la faveur d'un coup dur, très dur, tentent non seulement de survivre mais de tirer de cette nouvelle situation des vérités sur eux.
AB
25. Joyce-Carol Oates. Délicieuses pourritures (« Beasts »)
Éditions Philippe Rey
Une jeune femme se souvient que lorsqu'elle était étudiante, ses amies et elle furent abusées sexuellement par un professeur de littérature dont elles étaient amoureuses, et sa femme, sculpteur, qui façonnait des totems en bois, et les fascinait. Elles se laissaient inviter chez ce couple qui se révélait pervers...les droguait, vendait les photos dans une revue porno etc. La narratrice mit fin au « jeu » en provoquant un incendie dans la maison du couple qui anéantit leur demeure, les photos compromettantes, et les coupables.
Avec Oates c'est toujours un peu la même histoire, dont on finit par se lasser... Solstice était plus crédible et les Chutes nettement plus intéressant.
Moyen+
26. William Bayer. Pèlerin
( Peregrine, 1981) polar USA
Editions Rivages (noir) , 2007. 389 pages.
. Bien documenté sur le sujet, les descriptions soignées, un suspense correct. Mais ce n'est pas le Faucon de Malte ! Il s'en faut...
Moyen+
27. Jean-Patrick Manchette Le Petit bleu de la côte Ouest (Trois hommes à abattre)
Gallimard (Noire), 1976.184 pages.
un prélude et une fin qui se rejoignent montrant pour l'éternité un homme qui roule sur le Périphérique grisé de musique et d'alcool, qui a peut-être rêvé ce qui lui est arrivé...
AB
Mai 08
28. Arturo Perez-Reverte le Peintre de batailles.
Points romans, 2007. 270 pages.
Ancien photographe de guerre, Faulque s'est retiré dans une tour à Punto Umbria un petit port d'Espagne. Il y travaille à une fresque qui occupe un pan de mur de son logis. C'est sa grande œuvre : elle représente deux cités dont l'une antique, est en guerre, et comporte une grande quantité de scènes où des civils sont mis à mal ainsi que leurs maison, l'autre attend le même sort, et ces deux villes sont séparées par un volcan en éruption
AB
29 Douglas Kennedy » La Femme du cinquième »
Belfond, 2007, 378 pages.
J'ai emprunté ce roman à Montigny la Bibliothèque Georges Brassens. Il était dans un rayonnage intitulé « romans de plage ». Ces ouvrages sont censés être faciles à lire,
divertissants, romanesques.
Il est un peu plus que cela!
AB
30 Irène Némirovsky. Chaleur de sang
Folio, 2007.
Un roman vraiment caricatural : les jeunes femmes pleines de feu qui doivent épouser des vieux messieurs au bord de la tombe, les maris sages et ennuyeux et les épouses entreprenantes, les amants bouillonnants... !
Insuff
31. Nuala O'Faolain. On s'est déjà vus quelque part.
Are You Somebody ? 10/18 (Domaine étranger), 1996, 313 pages.
Un livre brouillon, un peu incohérent, mais plein d'intérêt, le témoignage d'une femme qui dut se battre pour s'affirmer et y a réussi.
Moyen
32. Cuisses de nain et mignons biceps (J-P Manchette « Fatale » )
Gallimard (la noire) 1977.
Jean Echenoz a signé la postface. On remarquera que Ravel (dans le roman « Ravel » que j'avais commenté, je viens de relire mon article, il ne m'a pas ennuyée...) a des mensurations pratiquement égales à celles d'Aimée Joubert !
Cette intertextualité m'impressionne.
Insuff
33. Massimo Carlotto « L'immense obscurité de la mort »
Métailié-Noir, 2006, 192 pages.
Silvano reçoit une demande en grâce de la part de Raffaello, incarcéré à perpétuité, par l'entremise d'un avocat et de charitables visiteuses de prisons.
Quinze ans plus tôt, Raffaello a braqué une bijouterie avec un complice. Drogué, et interpellé par les flics il a tué la femme et l'enfant de Silvano que tous deux avaient pris en otage...
Le suspense est bien mené, le récit enlevé, sans ornements.
Moyen+
Juin 08
34. Transgressions 1 (sous la direction d'Ed. Mc Bain)
Editions Fayard 2001
L'auteur, une référence dans le domaine du polar, a commandé trois « novellas » (plus longues que des nouvelles, et plus courts que des romans, soit de 70 à cent ou cent vingt pages environ) à des romanciers reconnus.
La princesse Maïs : une histoire d'amour.
De Joyce-Carol Oates, qui a excellé aussi bien dans le roman psychologique que dans le polar.
Passionnée par les psychopathes, elle met ici en scène Jude Trahern, élève de 4eme d'un collège privé. La gamine vit avec sa grand-mère, malmenée par l'âge, incapable de l'élever. Avec deux copines qui se trouvent laides, elle a tenté sans succès de plaire au jeune professeur d'informatique.
Bien
35 Aaron Appelfeld La Chambre de Mariana.
L'Olivier, 2008. 320 pages
Ce roman est très prenant, explore les deux destins de la femme et du jeune garçon, sans fioritures avec justesse. Les dialogues sont courts, vifs et justes, et les phrases sobres, sans ornements.
Ce style contraste avec les logorrhées de Mariana, ses plaintes diverses, ses envolées lyriques religieuses, quasi mystiques, et qui finissent par lasser, parce qu'à l'inverse d'Hugo, le lecteur, s'il la trouve sympathique, n'en est pas amoureux, et n'est pas prêt à endurer tous ses discours.
Avis globalement positif.
36. Véronique Ovaldé « Et mon cœur transparent »
L'Olivier, 2008.
233 pages.
Lancelot Rubinstein, un nom difficile à porter ! Le pauvre homme plie sous le poids d'une l'existence complètement subie, à peine revendiquée. Heureusement il a rencontré Irina, qui aime et protège activement les animaux et la nature, et qui l'aime aussi lui, et peut-être d'autres, c'est ce qu'il craint. Une passion sexuelle partagée s'en suit.
Si vous êtes amoureux et que cette personne vous manque c'est le moment de lire ce livre. Très sentimental.
37 François Taillandier « Borges » François Bourin
Pas mal.
AB
38 Cormac Mc Carthy La Route L'Olivier, 2007.
Juillet 08
39 Fred Vargas Un lieu incertain
Viviane Hamy (Chemins nocturnes) critique dans mes docs
M critique dans MD.
Moyen
40 Marie Sizun La Femme de l''Allemand Arléa (1ER Mille), 2007.
Critique dans le carnet. M+
Moyen+
41 Qiu Xiaolong : La Danseuse de Mao
Liana Lévi, 2008.( 2007 pour la parution en anglais « The Mao Case » 315 pages.
ABien.
42. Donna Leon Dissimulation de preuves
Calmann-Lévy (suspense) 2007. Titre original « Doctored Evidence »
286 Pages.
Une vieille dame la signora Battestini est retrouvée dans son appartement de Venise, tuée de plusieurs coups d'une statue en bronze représentant Saint-Pierre. Détestée de ses voisins et de sa famille, elle ne manquait pas d'ennemis. On accuse l'employée de maison Florinda Georghiu, apparemment en fuite, qui a pris un train pour sa Roumanie natale.
ab
Août
43 Siri Hustvedt Elégie pour un américain
Actes-sud, 2008. (The Sorrows Of An American, 2008), 394 pages.
On peut penser que Hustvedt s'est mise en scène elle-même dans le personnage d'Inga et qu'Auster « est » Max Blaustein. Bien que la différence d'âge soit plus importante : Inga épouse un homme qui pourrait être son père. Huit ans seulement séparent Auster et Hustvedt.
Sophie Auster a aussi plus ou moins a servi de modèle pour « Sonia » l'adolescente révoltée qui » ne veut pas vivre dans ce monde-là ».
Bref des défauts de structure, ou des choix volontaires, qui rendent ennuyeuse la lecture de ce roman pourtant intéressant et ambitieux.
AB
44. Françoise Guérin A la vue, à la mort.
Le Masque, 2008.
La cohérence et la structure : elles sont correctes.
Le style : passe-partout.
Ça se lit.
Moyen
45. Cyril Montana Malabar Trip.
Le Dilettante, 2007.
Il raconte ses vacances en Corse avec sa copine Mathilde accroc aux malabars et à la cocaïne ; des problèmes de circulation avec un scooter, le ferry qui ne tient pas ses promesse. La Corse qui ressemble à n'importe quelle autre lieu de vacances sauf que « les cagoulés » ont masqué les noms des patelins au feutre noir (on trouve cela partout en France notamment en Bretagne mais on dit « les enfoirés » pas les « cagoulés ». Il y a une vieille dame qui monnaye cher son affreux taudis (comme dans le massif central dirai-je...) et là comme ailleurs certains paysages sont tout de même « le kif intégral ».
Moyen +
46 Laurent Mauvignier « Seuls »
Minuit, 2004. 171 pages.
Ils se sont connus adolescents. Tony aimait Pauline qui ne lui rendait pas. Pour ne pas la perdre tout à fait il a joué la comédie de l'amitié, l'a hébergée chez lui lorsqu'ils étaient étudiants, et endurait ses liaisons. Pauline se prêtait au jeu, tous les voisins les croyaient amants, et il en était fier.
Pauline un jour est partie rejoindre un homme, « faire sa vie ». Tony n'a pas fait la sienne. Il a abandonné ses études, fait de petits boulots épuisants, vagabondé un peu, eu des maîtresses d'un soir, en pensant toujours à Pauline. Qui est revenue, quelques années plus tard. Est-ce que Pauline veut de lui enfin ?
Bien
47. Kazuo Ishiguro Auprès de moi toujours.
Never Let Me Go, 2005
Folio, 2006. 440 pages. 4,4 euros.
Abien +
48 La Fausse veuve ( Florence Ben Sadoun) Denoël 2008.
Envoyée par Les Filles.com
Peu intéressant.
49 Jean-François Coatmeur « Nocturne pour mourir » le Bastberg
1ere édition en 1964
Faible.
Septembre 08
50. Emmanuelle Pagano « Les Mains gamines » POL, 2008.
La critique est faite dans Ms Doc.
Bien
51 Katzuo Ishiguro Lumière pâle sur les collines
10/18 Domaine étranger, 1984.249 pages.
Titre original « A Pale View Of Hills » 1982.
Bien
52 Dennis Lehane Shutter Island
Rivages
Bien
53 Georges Flipo Qui comme Ulysse Anne Carrière
Très moyen Critique dans Mes docs
Anne Carrière, 2008-10-13
J’ai lu “Un éléphant de Pattaya” ; “une incartade” ; “ Qui comme Ulysse” ; “ Le Voyage vers le frère”; “ La Marche dans le désert” ; “ La Route de la soie” ; “ Confiteria Ideal”; “ La Partie des petits saints”; et la première nouvelle ( j’ai oublié le titre) donc j’en ai lu 9 c’est suffisant pour se faire une idée c’est plus que la moitié; je ne comprends pas ce que l’on trouve à ces nouvelles.
Flipo connaît les ficelles du métier : il réussit à entraîner son lecteur à sa suite même lorsque celui-ci trouve le propos un peu
agaçant. Mais le savoir-faire n’est pas tout.
la Marche dans le désert souffre d' invraisemblance : l’atmosphère d’inquiétude que l’on devrait éprouver n’a pas le temps de s’installer. Le patron de l’entreprise d’accessoires de table s’éloigne du groupe pour aller pisser, c’est bien trop vite qu’il conclut l’avoir fait exprès pour se suicider et qu’il veut rédiger un testament et se résigne à la mort. On n’y croit pas. Parce qu’il y a trop de grands mots, trop de renseignements sur ce monsieur. On y croirait davantage si aucune indication n’était donnée sur sa vie antérieure et sur son état d’esprit.
Le Voyage vers le frère :cet homme part dans la montagne enterrer son supposé frère jumeau qu'il ne connaissait pas avant d'apprendre son décès. Il
va s'enliser dans la neige et s'allonger dans le cercueil qu'il trouve vide.
Le propos est ambitieux! Mais je n'ai pas ressenti d'angoisse, ni même d'anxiété. Je n'ai pas eu froid !
Finalement, " Les Neiges du Kilimandjaro", petit tube sans prétention, est beaucoup plus réussi.
Confiteria ideal : c’est l’histoire d’un garçon qui veut épater des jeunes filles lesquelles veulent aussi le bluffer ; seules, elles y réussissent. L’histoire est banale, elle l’est d’autant plus que c’est présenté sans mystère.
Dans la Partie des petits saints Flipo tente de filer une métaphore d’une façon appliquée :comparer le temps à un câble, que l’on perçoit diversement selon les cas. C’est un peu lourd…. On s’attend à ce qui va arriver ; il va perdre aux échecs contre un modeste cafetier mystique… les mots non plus n’étonnent ni ne ravissent. J’ai cité les nouvelles les moins mauvaises, il y a aussi la Route de la soie, peut-être la meilleure .
mais la toute première, et "un Eléphant de Pattaya "tout comme "Une incartade" cèdent à une critique sociale grossière et caricaturale. J'ai pensé à un écrivain tel que Lydie Salvayre. Elle aussi,cède à la caricature dès son deuxième roman, et je ne la lis plus.
Plusieurs nouvelles sont situées en Amérique latine mais on n’arrive pas à croire que l’on y est vraiment ! Flipo nous transporte dans divers endroits et nous en retire trop vite pour que l’on y croie. L’homme qui cuisine des empenadas, au lieu d’écrire nous met l’eau à la bouche mais son problème d’écriture n’est pas bien exposé.
La Route de la soie est une nouvelle plus convaincante. Parce que l’homme ne voyage pas justement ! Et l’on ne se dit pas « nous sommes dans tel pays sans ressentir de dépaysement ».Derrière son ordinateur, on ne ressent rien de spécial et cela n'étonne pas...
54 Ruth Rendell Jeux de mains ( The Chimney Sweeper's Boy, 1998)
Abien quoique trop long.
Octobre
55 Ian Mc Ewan On Chesil Beach
Vintage Books 2007, 166 pages.
Bien
56.. Caryl Férey Zulu.
Gallimard noire, 2008. 393 pages.
Critique dans mes docs
Polar Montigny
AB+
57 Nicci French Dans la peau
Point-policier ( Under The Skin)
Thriller policier.
.
AB
Novembre 08
58 Sarah Waters Ronde de nuit
Le roman est divisé en trois parties, qui remontent dans le temps, jusqu'en 1941 où l'on voit tous les personnages s'affronter au problème qui va les poursuivre pendant la guerre et après...il est tressé avec virtuosité, centré sur chaque personnage et continuant sur un autre sans transition, ni changement de paragraphe ni de chapitre, ce qui donne une belle unité de ton...
AB+
59 Pascal Garnier La Théorie du panda
Zulma, 2008
Sélection prix du polar de Montigny
AB+
60 Roger Martin Jusqu'à ce que mort s'en suive
Le Cherche-midi
Sélection polar Montigny
Moyen
61 Emilie de Türckheim « Chute libre »
Editions du Rocher ( le Rouge et le noir)
Sélection du polar Montigny.
Insuff.
62 Alexander Rosto Ténèbres et sang
Buchet-Chastel
Polar Montigny
Moyen +
63 Jean-Marc Souvira Le Magicien thriller
Fleuve noir, 401 pages.
Insuff
64 Philippe Huet Bunker
Abien+
65 Mathias Bernardi La Ville sans regard
JC Lattès 420 pages
Abien
Décembre 08
66 Kazuo Ishiguro Quand nous étions orphelins
Calmann-Lévy, 2001 ( When We Were Orphans, 2000)
Critique dans Mes Documents
Bien
67 Atiq Rahimi Syngué Sabour
POL, 2008 (prix Goncourt)
Bien
68 Pascal Garnier Comment va la douleur ?
Zulma
69 Massimo Carlotto Rien, plus rien Métailié Suite ; noir)
Monologue d'une femme quadragénaire à Turin, alcoolique au vermouth ; Elle est employée de maison mal payée son mari est au chômage. Elle est dépressive depuis longtemps, Elle vient de tuer sa fille de vingt ans qui la narguait en collectionnant des bibelots en plastique.: elle croit que la télé les avocats, les curieux sont derrière la porte à tenter de l'enfoncer et leur livre un discours qui est ce monologue désespéré que nous lisons.
A bien mais il manque quelque chose...
70 Philippe Claudel les Ames grises
Critique dans le carnet; à reporter.
71. Peter James Comme une tombe
Distrayant.
72. Dag Solstad Honte et dignité
(Les Allusifs) Norvégien
Ce matin, Elias Rukla donne un cours de norvégien à ses élèves de Terminale ; il leur commente pendant deux heures quelques scènes du Canard Sauvage d'Ibsen. Une œuvre classique. Comme à chaque fois, il remarque que les élèves s'ennuient profondément et qu'ils le manifestent par de l'indifférence, des soupirs, une sourde hostilité. Lorsqu'il demande que l'on lise une scène, l'élève s'acquitte de sa tâche de mauvaise grâce, d'une voix atone ou exagérément appliquée...
73 Françoise Barbe-Gall Comment regarder un tableau Chêne, 2006.
Lu à la Fnac, une partie, en trois fois. Passionnant....
74 Philippe Vilain Faux-père
Lu à la Fnac. Désagréable.
75 Daniel Mativat et Louis Vachon Pensées tordues Litté, 2008
Recueil de 3700 citations vachardes sur des auteurs des notions, des institutions...
Exemple
Afrique
« L'Afrique c'est très simple je vais vous expliquer : c'est noir et ça grouille (« De Gaulle »)
Athées
« Les athées sont les plus grands croyants car ils voient l'absence de Dieu partout (Buñuel)
Très chouette !
76 Sylvie Yvert « Ceci n'est pas de la littérature : les forcenés de la critique passent à l'acte » Rocher, 2008 ;
Encore un recueil amusant ! Les auteurs parlent des auteurs pour les décrier
« Le Grand Meaulnes : un de ces rameaux desséchés par où le romantisme atteint le vingtième siècle » (Ernst Jünger dans le Journal Parisien)
77 Georges-Arthur Goldmschmitt « Celui qu'on cherche , habite just à côté : lecture de Kafka » Verdier, 2007.
Enième définition du juif d'un point de vue philosophique. Fait penser à Jabès. Intéressant, j'ai noté des passages au brouillon. A relire.
77 livres lus
Roman, nouvelle, autobiographie : 43 dont un roman en anglais « On Chesil Beach »
Dont polar : 27
Documentaire : /
Essai 3
Poésie 1
Théâtre Entendu et vu mais non lu :
1 Sophie Artur au théâtre La Bruyère en mai.
2 Eileen Shakespeare de Fabrice Melquiot entendu sur France -culture le 4 juillet au soir. Interprète Fanny Ardant. Bien
Biographie 1
Autre : 2 (Recueils de citations)
Abandons 13, interruptions 2
Franz Bartelt Chaos de famille. Gallimard Noire.
Léon est marié à Camina, une horrible mégère frigide et télévore.
Un vrai chemin de croix.
Il convoite sa voisine. La moule, mais elle est très occupée la moule... Léon doit aussi supporter la maman de Camina et ses frères et sœurs tous déprimés suicidaires intoxiqués aux médocs.
La lecture aussi est éprouvante. Ressemble à San Antonio.
Abandon aux 2/3.
Julio Cortazar Heures indues : nouvelles 1982. Gallimard du monde entier.
J'en ai lu trois et j'ai dû rendre le volume. Je ne l'ai pas gardé. Interruption.
Naomi Klein La Stratégie du choc
Plutôt interruption qu'abandon. Je compte le reprendre en 2009.
Hu Ya Un amour classique
La première nouvelle « une certaine réalité » me cause un choc.
La Chine de nos jours. Une famille dont les membres vivent ensemble dans la plus parfaite indifférence, les uns pour les autres. Sauf que, derrière ces silences, les plaintes de la vieille dame, et les hurlements du gamin de quatre ans, se dissimule une violence féroce et meurtrière qui ne demande qu'à s'exacerber.
En fin de compte, l'enfant de quatre ans tue son petit cousin, le bébé, le père de la petite victime assassine son neveu, le père du gamin riposte et tue son frère avec l'assentiment de la femme, la vieille que l'on espérait seulement hypocondriaque meurt également, les deux femmes quittent la maison, et le père de l'enfant meurtrier devient fou, passe des années en taule, et est exécuté à la fin. Tous ceux qui meurent souffrent beaucoup et on nous régale d'une grande quantité de détails. Je n'ai pas lu les autres nouvelles...
Pascal Quignard Villa Amalia.
J'attendais beaucoup de ce livre, mais ça m'a gonflée.... Pas possible !
La Disparition de Richard Taylor d'Arnaud Cathrine Editions Verticales. 2007.
Arrêtée à la moitié ou aux deux tiers -juste après le chapitre « Bilan provisoire de Susan Taylor ».
Chiant
Patricia Higsmith Carol ( Abandon au tiers)
Conseillé par une amie. Une histoire d'homosexualité, le premier roman d'Highsmith . Eh bien malgré l'intérêt du sujet c'est drôlement ennuyeux
. Kazuo Ishiguro Vestiges du jour
(Abandon au quart) je n'ai pas réussi à m'intéresser à ce majordome.
Nathalie Rheims Le Chemin des sortilèges
Envoyé par Les Filles. Tant pis ! je ne supporte pas ces divagations de femme-enfant.
Dominique Forma Skeud
Fayard Noir
Polar Montigny
Abandon à mi- parcours.
Laura Kasischke A Suspicious River
j'aime bien cette auteure, mais je dois avouer que son premier roman m'énerve.
Pierre Assouline Brèves de blog Les Arènes
Trouvé en « document socio »
Ramassis de clichés....
Christophe Ono-dit Biot Birmane
Idem
Marcus Malte Toute la nuit, nouvelles
Bob Dylan une biographie » de François Bon dont j'ai lu environ 200 pages. À propos de Desolation Row : « et si une grande chanson de Dylan c'était comme renverser dans une maison d'enfance, un carton de vieux jouets Il reste de belles couleurs, même un peu abîmées, il y a des cassettes de vieux films, et des livres avec des histoires qui faisaient vaguement peur» ; cette métaphore est excellente, elle s'applique bien à la chanson en question, que du coup l'on voit d'un œil neuf. Elle répond à la question initiale.
John Cheever Déjeuner de famille, nouvelles.
Depuis Insomnies, je ne parviens plus à m'intéresser sérieusement à Cheever. J'ai lu « Les Anges dînent eu Ritz » avec ennui, et celui-là je l'abandonne aussi après la troisième
nouvelle.
Abandon presque immédiat de Dominique Manotti nos années fric : pas de divertissement possible dans ce roman policier politique « à clefs ».
John Grisham La Dernière récolte
Annie Proulx Histoires du Wyoming
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