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Lundi 13 août 2007
Profession-reporter.jpgMichelangelo Antonioni (1912-2007)

Titre anglais : The Passenger

Film de 1975
 

David Locke travaille pour la TV anglaise ; il doit rencontrer en Afrique noire, un groupe de révolutionnaires qui veut renverser le régime en place et les interviewer. Sa voiture tombe en panne dans le désert. Il réussit à regagner l’hôtel et, dans la chambre contiguë à la sienne, découvre son voisin Robertson, mort dans son lit. A la surprise effrayée, succède le plaisir, générée par l’idée quelque peu diabolique qui lui vient à l’esprit. Echanger son identité civile avec celle du mort. Echange des photos sur les passeports, vol des affaires de Robertson, surtout son agenda avec ses rendez-vous. Transport du cadavre dans sa propre chambre ; annonce à la réception de la mort de Locke.

Puis, suivant les indications de l’agenda, il se rend à Munich pour y retrouver Achébé qui dirige le groupe de révolutionnaires africains. Robertson avait des plans d’armes à leur vendre. Locke se charge de la transaction, reçoit l’argent et rendez-vous à Barcelone pour un nouveau contrat.

Rachel, la femme de Locke, se trouve à Londres avec Martin, son employeur. Apprenant sa mort ils discutent ensemble de sa carrière. Sachant que Robertson est le dernier à avoir vu Martin vivant, ils cherchent à le joindre.

Achébé s’est fait prendre par la police à Munich, et Locke ne trouve personne à Barcelone. En revanche, il aperçoit Martin, qui cherche Robertson, et prend la fuite. Dissimulé dans une de célèbres maison construites d’après els plans de l’architecte Gaudi, il rencontre une jeune fille, étudiante en architecture, se confie, lui demande de l’aide. Elle va récupérer ses affaires à son hôtel, sème Martin qui surveille les abords.

Mais Rachel, a trouvé la effets de David à l’ambassade d’Afrique, son passeport avec la photo de Robertson dessus, et avertit la police espagnole. Les policiers qui ont coffré Achébé partent à la recherche de  Robertson supposé l’avoir assassiné  Rachel part à sa poursuite à lui.

La course-poursuite aboutit à Almeria où David fuit toujours avec son amie occasionnelle. Ils se séparent et il se rend à Osuna pour le rendez-vous suivant indiqué sur l’agenda. Descendu à l’hôtel, il y retrouve la jeune fille qui a pris le nom de « Mme Robertson »  la persuade de partir et s’enferme dans sa chambre. C’est par la fenêtre de cette chambre que l’on voit Rachel, les policiers, et la jeune fille découvrir Locke étendu mort sur son lit.

Film d’action et beaucoup plus que cela. Locke abandonne son identité pour celle de Robertson, homme d’affaire vendeur d’armes. Tandis que l’on évoque la personnalité et la carrière de Locke supposé mort ( grâce à Rachel et Martin) le vrai Locke se débarrasse de tout ce qui le représente concrètement, voiture, vêtement, matériel photo et caméra, et endosse la chemise de Robertson, utilise son billet d’avion, son agenda, son revolver.

Pourquoi a t’il échangé son identité ? David Locke tel que sa carrière est rapportée, n’était pas un raté, ne détestait pas sa profession, appréciait les situations difficiles en tant que reporter, était admiré et critiqué en même temps.

Robertson était un trafiquant d’armes, et il a été aussi…poète. Un homme encore plus mystérieux que Locke. On songe à Rimbaud…

 
Les deux hommes se sont parlés avant la mort de Robertson.

Dès lors que David se fait passer pour Robertson, Ce dernier n’est plus tout à fait mort et David beaucoup moins vivant…

 

Rien ne permet de dire que David Locke en avait marre d’être lui-même ; Robertson était plus efficace que lui, un véritable homme d ‘action.

David a voulu la liberté : faire table rase de lui-même, prendre la peau d’un autre. Il est dans une impasse. En lieu et place de caméra il n’a plus que ce revolver : il s’agit de viser une cible.

 En tant que reporter il agissait selon un plan par lui décidé, à présent il n’a plus qu’à suivre les indications d’un agenda. Ne prenant plus de décision, s’il veut savoir quoi faire de lui, il s’en remet à la jeune fille rencontrée à Barcelone. C’est elle qui lui conseille de continuer à être Robertson, afin d’avoir un but.

Locke : rapport avec le verbe to lock : verrouiller. Enfermer.

En effet si dans un moment d’absence David Locke prend l’identité d’un mort ( jeu sérieux) il s’enferme dans un itinéraire plus décevant qu’aventureux, dont les épreuves ne s’avèrent as gratifiantes, et qui s’achèvent dans une course-poursuite. Pourtant c’est dans un hotel « Gloria » que prend fin son périple. Est-ce une dérision ? David n’a rien gagné à devenir Robertson. Il aurait pu se suicider d’abord, la fin eût été moins longue.

Juste avant sa propre fin, à l’hôtel Gloria, il dit à la jeune fille devenue sa confidente, qu’il a connu un aveugle qui a recouvré la vue à l’âge de quarante ans. Déçu de la transformation, ce dernier ne voyait que saleté et laideur par rapport à ce qu’il avait imaginé. Et ce qu’il voyait lui faisait peur : le mouvement, les choses en mouvement.

 Il s’enferma alors dans sa chambre et y vécut à nouveau dans l’obscurité, jusqu’à son suicide.

 
 
par Dominique Poursin publié dans : films italiens commentaires (0)    ajouter un commentaire
Mercredi 25 juillet 2007

vlcsnap-274906.pngvlcsnap-276345.pngD.Sanda-.jpgJ’ai vu le film de Vittorio de Sica en 1971, à la TV, en noir et blanc puisque l’on n’avait pas la couleur. J’ai été séduite par Dominique Sanda, interprète du rôle de Micol, jeune femme énigmatique que le narrateur cherche à comprendre à défaut de lui plaire, alors même que le hasard lui ouvre les portes de la demeure des Finzi-contini, famille juive refermée sur elle-même, pour fréquenter leur cours de tennis.

Les Finzi-Convlcsnap-276067.pngtini, au début des années 40, apparemment peu impressionnés par les manœuvres anti-juives, qui se croient intouchables ou qui restent étrangement indifférent à leur sort.

Il ne m’en reste que des images éloignées du contexte : Micol jouant au tennis avec une élégance nonchalante, à tel point que j’ai commencé à regarder des matches de tennis… Micol penchée sur son frère malade ( Helmut Berger) maternelle et hautaine à la fois ; Micol parlant à Giorgio de ses hypothétiques travaux sur Emily Dickinson ce qui fait Giorgio se demander si elle ne devient pas mystique. Micol qui sort la nuit dans un bar louche et rencontre un sale type. Giorgio se demande alors si elle est perverse… Giorgio de plus en plus amoureux se demande si elle ne se moque pas de lui tout en la trouvant de plus en plus troublante.

Micol qui descend l’escalier de la demeure, lente, digne, impersonnelle, à l’appel de son nom, proféré par un officier nazi.


vlcsnap-278036.pngLe Jardin des Finzi-Contini qui est projeté sur trois écrans parisiens Le Balzac , Le cinéma de la place St Germain des Prés, dont j'ai oublié le nom, et à Montparnasse , ainsi que dans la Seine-saint-Denis.
par Dominique Poursin publié dans : films italiens commentaires (2)    ajouter un commentaire
Samedi 12 mai 2007
chambre-du-fils.jpgArte (du 7mai 2007)
 
Titre original « La Stanza del figlio », 2001.
 

Le cinéaste a voulu montrer ce qu’il advient d’une famille équilibrée autant que possible, lors de la perte d’un membre essentiel (le fils) comment ils survivent, et a choisi la profession de psychanalyste pour le père.

Il illustre sa conviction que « la douleur ne réunit pas, elle sépare » dans la deuxième partie de ce film réaliste quasi-documentaire, d’une grande sobriété, mais il ne s’agit pas d’une œuvre esthétique.

Le sujet au-delà de le mort d’un enfant est donc la séparation.

 

Stanza veut dire « pièce, chambre », mais aussi « cabinet » .Comme celui de l’analyste ?

 

Giovanni est donc psychanalyste et son fils Andrea, pratique la plongée sous-marine qui, inconsciemment, semble être un équivalent symbolique de l’activité professionnelle de son père.

Giovanni et Paola ont deux enfants adolescents très différents. Si Andrea a du goût pour l’exploration des profondeurs, le repli, et aussi les traces du passé (il a subtilisé un fossile d’ammonite dans la salle de biologie), Irena, sa sœur on la filme souvent en position verticale, phallique, dressée, sur un terrain de basket où elle se montre très performante.

 

Le père juge sans le dire ni oser l’interdire que la plongée est dangereuse pour Andréa ; il essaie de l’en empêcher tant qu’il le peut, de remplacer par des discussions des promenades d’autres sports, les dimanches matins où Andréa a coutume de rejoindre des amis pour se lancer à l’aventure des profondeurs sous-marines, du monde du silence…

 

Mais un dimanche matin, justement, la mort (qu’on appelle parfois l’Autre absolu) fait irruption dans la famille. Giovanni se rend chez un patient qui vient d’apprendre qu’il est atteint d’une maladie mortelle. Pendant ce temps, Andréa part en plongée et trouve la mort s’étant perdu dans « une grotte sous-marine ».

 

Le drame que l’on attend survient au milieu du film. Il y aura donc un avant et un après. En réalité, la vie « avant » ne paraît pas aussi différente que le voudrait le cinéaste. Le spectateur sait ce qui va se passer il perçoit une famille menacée, plutôt qu’une famille heureuse. Les images d’ « avant » sont un peu trop connotées « famille idéale » pour emporter l’adhésion.

 

En outre, l’ « après » est constellé de flash-back de la part de Giovanni (narrateur de l’histoire) qui revient sur le passé, persuadé qu’il a dû faire une faute à un moment particulier, que son fils n’est pas mort par hasard, même s’il est mort par accident.

En tant que psychanalyste, il ne peut admettre totalement le hasard. Il se reproche d’être parti ce dimanche matin. Implicite, l’idée que la mort d’Andréa soit un acte manqué (ou plutôt réussi), qu’Andréa ait succombé à quelque chose comme « retourner dans le sein maternel », plane aussi sur l’enquête personnelle de Giovanni à propos des raisons du drame…cependant cette piste-là sera maintenue en suspend.

 

C’est la famille qui doit apprendre à survivre, les parents se querellent, songent à divorcer, Giovanni donne congé à ses patients, se fâche contre Dieu, casse des objets.

Irena erre dans la maison, toujours active et seule levée.

Paola veut retrouver l’ex-amie de son fils, Ariana, comme persuadée qu’elle détient la clef. Ou plutôt le fil.

En effet, la jeune fille se montre, en compagnie d’un autre garçon. N’ayant plus de nouvelles d’Andrea elle s’est trouvé un autre ami. Giovanni et Paola s’intéressent à ce jeune couple, les emmènent à la frontière française. Ariana leur montre que l’on peut continuer à vivre, même séparé d’Andréa. La famille entière va réussir à vivre dans un monde cruel où règne la séparation.

 
 

On apprécie une représentation du psychanalyste rare dans les œuvres de fiction. En effet, il n’est pas psychopathe, ni victime d’un serial-killer, il ne couche pas avec ses patientes, (et même se contente de son épouse) ne trempe dans aucune affaire louche, écoute tout banalement des gens raconter leurs symptômes (récits répétitifs et monotones…). Enfin, une approche réaliste de la psychanalyse comme métier, sommaire peut-être, mais honnête.

 
 
 
 
par Dominique Poursin publié dans : films italiens commentaires (0)    ajouter un commentaire
Dimanche 16 juillet 2006
LaDolceVita.jpgLa Dolce vita : relation événementielle (après avoir vu le DVD).
 
Ouverture : Midi : temps clair.
Des femmes en maillot de bain saluent 3 journalistes qui emportent une statue du christ en hélico au-dessus de Rome.
 
1) Soir : Marcello Rubini, l’un des trois, dîne dans un restaurant où l’on se rince l’œil à voir des danses indiennes lascives avec masques. Il se fait engueuler par un consommateur âgé qui l’accuse de donjuanisme.
 
En compagnie de Magdalena ( Anouk Aimée) il se promène dans Rome la nuit « une jungle tiède et tranquille ». Ils emmènent des prostituées quinquagénaires qui font du stop.
 
L’une d’elle les invite prendre un café à su casa. Le sol de son logis est inondé ; on doit marcher sur des planches.
 
Pendant qu’elle fait des préparatifs, le couple se bécote sur le lit dans sa chambre.
Le souteneur arrive et engueule la prostituée.
 
2) Matin : Marcello rentre chez lui : Emma, (Yvonne Furnaux) son amie régulière, vient d’avaler des narcotiques. Anxieux, furieux, il  la réprimande violemment,la fait vomir et la conduit à l’hosto.
 
Il téléphone chez Magdalena, pas de réponse.
 
3) Le voilà à son travail en compagnie d’une meute de journalistes ( « paparazzi » le mot a été inventé à ce moment-là ) qui viennent accueillir la blonde star américaine, Silvia (Anita Eckberg). Grosse pizza. Questionnaire ultra bête auquel la belle se soumet avec complaisance.
 
Une question de cinéma destinée au spectateur « Croyez-vous que le néo-réalisme est mort ? »
 
4) Emma est remise de sa tentative de suicide avortée ; elle appelle Marcello, jalouse, puis l’invite à rentrer pour manger des raviolis.
 
5) Marcello et Silvia montent dans le clocher de l’église. Corpulente mais rapide  personne ne peut suivre la star, lui excepté. En haut, Silvia perd son chapeau.
 
6) Discothèque ; soir : Marcello lui fait du baratin genre sentimental. Silvia porte une robe noire avec un bustier très décolleté  et une grande abondance de jupons.
Un artiste mime Presley et chante un de ses tubes.
Arrivée de Frankie un ami clown de Silvia.
Elle se montre très bon public.
 
7) plus tard dans la nuit :  Arrivée de Robert qui se présente comme le « promis » de Silvia et, la voyant en galante compagnie,  lui fait une scène.
 
8) Marcello s’enfuit en voiture avec sa conquête. On entend crier une chouette à intervalles réguliers ;  plaisamment, la star imite son cri. Marcello s’arrête pour appeler « Serge » et emprunter son studio. Non, répond Serge, maman est là.
Marcello explique à Silvia qu’ils ne peuvent aller chez lui ; il appelle Magda qui refuse.
 
Silvia trouve un chaton perdu et se le love sur le crâne. Ils marchent dans les rues vides. Arrivés à la fontaine Trévise, Silvia se baigne et Marcello la rejoint.
 
« C’est toi qui a raison, Silvia, dit Marcello, et nous avons tous tort » faisant allusion à son comportement de femme –enfant qui feint l’innocence.
 
9) Aube : Les jets de la fontaine tarissent soudain.
Un livreur en vélo apparaît.
 
10) Marcello et Silvia sont de retour à la discothèque. Robert est endormi dans sa voiture. Des photographes le mitraillent  et le réveillent. Robert gifle Silvia et fout une trempe à Marcello.
 
11) Plein jour ; Marcello entre dans une église ; sous les arcades il a rencontré un ami cher : Steiner (Alain Cuny) qui l’a convié. Cet ami feuillette une grammaire de sanskrit. Il lève la tête et interroge Marcello à propos de son livre en préparation. Marcello élude. L’ami se met à l’orgue, joue un morceau de jazz, puis du classique.
 
12Plus tard : Marcello à bord d’une voiture avec un copain et Emma qui lui fourre un œuf dur dans la bouche. Puis une banane.
 
13) Marcello arrive en retard à un reportage qu’il doit couvrir : deux enfants ont vu la sainte vierge aux environs de Rome. Ils ont six-huit ans, s’appellent Dario et Maria. Interviewée, la mère reçoit de l’argent. Le père nie le miracle. Sa femme le traite d’alcoolique.
Des gens arrivent en masse accompagnés d’enfants handicapés.
 
14) La nuit est tombée : les enfants courent et  mènent la foule en criant «  Par là par là ! »  Aucun ordre de Rome. Emma suit le cortège ; elle prie la sainte vierge que Marcello redevienne « comme avant »
 
 15) Des projecteurs ont été installés pour mettre en évidence le trajet des enfants ; Marcello monte sur l’un d’eux pour avoir ne vue d’ensemble.
 
Le mot ARGON en grosses lettres rappelle l’installation électrique. Une pluie violente s’abat. Court-circuit sur toutes les lampes.
 
 16) Maria et Dario pointent le doigt vers Emma et courent vers elle, criant « la voilà la madone ». La confusion est générale. L’oncle des enfants les récupère.
 
 17) Le matin : toujours sur les lieux, Marcello et Emma se querellent devant un photographe.
 
On découvre un mort qu’on enroule sous une couverture.
 
 18) Soirée chez Steiner, l’ami de Marcello. Les invités sont des intellos chrétiens passionnés de sagesse orientale. On cite l’évangile. Des indiennes louent l’amour des « femmes proches de la nature ». Déplorent qu’on ne sache plus faire l’amour ;  la civilisation est responsable.
 
La caméra se déplace vers un Morandi que Steiner commente.
 
Une prêtresse poète âgée dit d’un air inspiré :«  Ne choisis rien » à Marcello ou à Emma. Puis cette dame  lève solennellement son verre empli d’alcool et exhale, avec lenteur une bouffée de son long fume-cigarette.
Steiner enregistre des bruits de la nature. Marcello s’ennuie.
 
19) Les deux enfants Steiner arrivent en chemise de nuit. Steiner dit un poème écrit   par sa fille aînée.
Musique et chants indiens. Exaltée, Emma dit à Marcello qu’elle veut une famille comme celle-là.
 
20) Il s’éloigne vers le balcon. Steiner l’y rejoint. Il dit à Marcello que lui non plus n’est pas heureux  qu’ils sont tous deux « professionnels chez les amateurs et amateurs chez les professionnels ». Lui propose cependant de le présenter à un éditeur.
Steiner explique que la paix lui fait peur et qu’elle cache un enfer. Il craint l’avenir, les passions.
Vivre dans l’harmonie totale d’une œuvre d’art. S’aimer idéalement, détaché.
 
 
21) Jour : Marcello au téléphone ; scène de ménage avec  Emma.  Ensuite, il retourne à la table de restaurant en terrasse où il s’attarde,   une machine à écrire  devant lui, décidé à se remettre à son roman. Une jolie serveuse blonde de 13/14ans, nattée, lui parle et demande des conseils pour devenir dactylo ; elle regrette son pays natal. Marcello apprend son prénom, Paola, et  lui dit qu’elle ressemble à un ange.
 
Marcello rappelle Emma.
 
22) Marcello  et son père  s’attablent à une terrasse, en ville. Il lui donne une longue lettre de la mère, parle  de son métier avec des louanges forcées. Je connais tout le monde. Le père le questionne sur ses relations avec Emma ; Marcello la  fait passer pour sa femme de ménage.
 
 23) Soir : Le père veut aller en boîte au « chachacha ». Une nuée de photographes les suivent. Là-bas, ils voient des filles avec des masques de lionnes ou tigresses et des maillots léopard en compagnie d’un clown. L’une des danseuses connaît Marcello. C’est  Fanny (Magali Noël) qui vient à leur table.
Numéro de clown triste avec saxo.
Fanny amuse le père de Marcello ; il appelle un soutien-gorge « nid à colombe ». Le vieux monsieur  danse une valse avec Fanny.
Marcello raconte que son père était coureur et qu’il n’a rien à lui envier.
24) La nuit s’avance et Marcello réussit à décider son père de quitter  le dancing ;   Fanny les invite : à peine arrivés, le papa fait un malaise. Il s’assoit, tourne le dos aux spectateurs et à ses compagnons. Repart en taxi très affecté.
 
25) lendemain  après-midi : Marcello rencontre Nico qui l’emmène dans un château faire la noce.
Un jeune homme longiligne à grande mèche et pull trop long qui se présente comme «  le fils cadet » fait les honneurs du propriétaire.
Il présente Marcello à sa mère. Ici on s’ennuie follement promettent-ils.
 
 26) Marcello s’assoit sur une chaise dans une grande pièce. Plus haut , dans une autre pièce, Magdalena qui l’a repéré souffle dans un coquillage qui communique avec le lieu où il est. Déclaration d’amour, demande en mariage ; Magda, saoule,  se plaint d’être une putain. Un homme la rejoint.
Marcello confirme sur le même registre depuis la pièce inférieure.
 
27) Marcello rejoint la troupe des noceurs aux flambeaux qui va se perdre dans un labyrinthe végétal avec des statues.
Ils pénètrent dans un souterrain qui mène à une aile abandonnée du château.
Des femmes font tourner une table ; l’une d’elles fait une crise d’hystérie, et en profite pour réclamer le fils du maître de maison : Giulio.
 
 28) Matin : la noce rebrousse chemin ; rencontre de la maîtresse de maison qui va à la messe.
 
 29) Crépuscule : en voiture avec Emma, scène de ménage : Marcello se fait engueuler, son amie lui explique ce qu’est l’amour vrai façon « foyer pépère et nid douillet » lui reproche de courir les filles. Sort de la bagnole, refuse de remonter. Il la chasse à nouveau lui reprochant son manque d’idéal. Il la gifle,  la sort de la bagnole et démarre.
Un peu plus tard, il revient la chercher ; elle a pleuré, marché et cueilli des fleurs sur le bas-côté.
Il fait jour.
 
 
30) matinée avancée : Marcello et Emma ont enfin passé la nuit dans le même lit at home et somnolent. Téléphone : il apprend que Steiner a tué ses deux enfants d’un coup de revolver et s’est donné la mort.
31) Marcello sur les lieux du drame.
 On entend un magnéto. La soirée chez les Steiner était enregistrée.
Marcello aperçoit Steiner assis penché avec du sang sur la tempe.
Cadavres des enfants en vêtements de nuit.
Marcello va sur le balcon.
Regarde la ville de jour, paniqué.
 
32) Partieen courses  la femme de Steiner, qui ignore tout du drame,  arrive à l’arrêt du bus près de la maison. Marcello court vers elle. Hélas les reporters sont là. Ils se précipitent sur la femme qui sourit, amusée : « Vous me prenez pour une star ? » Marcello  peine à les repousser et l’embarque en voiture.
 
33) Soir ; nouvelle troupe de noceurs dans un appartement moderne. Très arrosé. Arrivent deux gays. Une femme de 40 ans fait du striptease. Son mari, se fâche. Le proprio Ricardo veut virer tout le monde. Marcello est saoul et casse du matériel en dénigrant les invités, devient cynique, tartine une fille avec des plumes d’oreiller.
 
34) Matin : la troupe sort d’une pinède et s’échoue sur une plage. Un pêcheur a ramené une torpille morte, énorme avec un œil dont Marcello  pense qu’il les regarde.
 
35) Vision de Paola la petite serveuse angélique, vêtue de noir qui lui parle et lui fait des signes (sibylle) quelque part loin. Gestes d’adieu de part et d’autres.
 Poisson : symbole du christ voir l’ouverture).
Gros plan sur Paola. Fin.
par domiwind publié dans : films italiens commentaires (2)    ajouter un commentaire
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