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Films américains

 

 

Le film s'ordonne autour d'un lieu : un hôtel minable de Memphis, trois chambres, où vont séjourner l'espace d'une même nuit, deux couples et un trio d'hommes. Les trois récits sont présentés à la suite les uns des autres et non en alternance.

 

Un couple de très jeunes japonais venus là parce que la fille est amoureuse d'Elvis. Son ami fai ce qu'il peut : il se coiffe comme le chanteur. Ce petit couple désargenté se promène avec unegrosse valise rouge qui contient essentiellement la collection de tee-shirt de la jeune fille.

Ils traversent des quartiers urbains peu caractéristiques, visitent un studio où Elvis et d'autres ont enregistré. Au matin, ils entendent un coup de feu et le garçon s'écrit «  bah, normal c'est l'Amérique... »

Le deuxième couple se compose de deux femmes dont une italienne qui voyage avec son mari défunt dans un cercueil qu'elle rapatrie à Rome. Elle rencontre une jeune femme très bavarde qui vient de lâcher son petit ami alcoolique et va quitter la ville pour se réfugier chez une cousine. Elles partagent une chambre ne voulant pas rester seule. Le fantôme d'Elvis apparaît à la plus rationnelle des deux femmeset s'excuse d'être là...

le trio des compose de trois hommes, un black et deux frères blancs, dont l'un Charlie est lâché par lDee Dee son amie bavarde. Finalement ses deux acolytes boivent autant que lui et tous trois sont surexités. La manie de Charlie de placer périodiquement son révolver sur sa tempe, provoquera deux blessures sérieuses par balle, tandis que lui restera indemme.

Les trois groupes entendent évidemment la même radio «  ici Memphis, 2 heures 17 » et le même Blue Moon, chanté par Elvis, le m^me coup de feu ( diversement apprécié) qu blesse le frère de Charlie, se postent à des fenêtre similaires par lesquelles ils voient un lampadaire, une rue , des bâtiments au loin, une nuit bleue. Les employés d'hôtel ont un gros cafard sur le bureau des admissions en guise de décorum.

 

Le film est triste, ironique, plein d'humour noir.

 

 

 

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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /2009 10:56
- Communauté : Movies story d'Anjelica - Par Dominique Poursin

 

 

  Film de 1999

 

 

Un afro-américain de 15 ans environ ( Forest Whitakker, c'est la première fois que je le vois, et j'en suis bien contente!), vivant à la rue,est devenu tueur à gages à sa manière pour le compte de Louis, un truand qui lui a un jour sauvé la vie.


Devenu Ghost Dog a maintenant 20 ans il habite sur un toit, un campement de fortune bien aménagé. Il communique avec Louis par l'intermédiaire de ses pigeons voyageurs. C'est un bon ouvrier. Ses contrats sont payés « au début de l'automne ». Il a idéalisé la philosophie du samouraï japonais , un ouvrage de conseils de sagesse qu'il lit et médite tous les jours, et dont nous voyons les préceptes s'afficher sur l'écran. Noir sur blanc. Il a outre un code de l'honneur, des leçons de vie et d'action.



Ghost Dog doit tuer un homme qui est devenu l'amant de Louise, la fille d'un truand mafieux.

Il trouve sa victime assise devant un dessin animé à la télé. L'adolescente séduite, lit « Rashomon et autres contes" de Ryonosuke Atagawa .

Lorsque Ghost Dog a éliminé l'homme , elle l'interroge «  c'est papa qui t'envoie? ».

GD repart avec le livre de Rynosuke.

Tout cela n'a pas plu à la bande de mafieux ( je ne sais pas pourquoi...) et ils s'en prennent à Louis, exigeant qu'on élimine le tueur à gage.

Ghost Dog va exécuter tous les truands les uns après les autres, des truands assez bêtes, qui passent leur temps à regarder des dessins animés pour enfants à la télé. Plusieurs d'entre eux sont tellement typés que l'on suppose que les acteurs portent des masques de carnaval.

Louise qui reste seule en vie avec Louis( le " bienfaiteur" de Ghost Dog), souhaite aussi la mort de Ghost Dog,  qui va sa laisser faire.

La voie du samouraï suppose que l'on vive chaque jour comme si c'était le dernier, et que l'on paie de sa vie certaines dettes pour que la mort ait une signification.


Ghost Dog est un personnage sympathique et émouvant. Un gosse des rues qui a réussi à sublimer son existence. Le fait qu'il soit tueur, la façon dont c'est présenté,  paraît  au spectateur davantage un métier que des actes de délinquance grave. Sutout que les victimes sont ridicules,avant même d'être antipathiques.


Il a pour ami un marchand de glace et de sandwiches qui parle un dialecte le « yoruba ». Ils se parlent et se comprennent sans avoir besoin de parler la même langue( Avant Babel, tout le monde se comprenait).

GD a aussi sympathisé avec une petite fille dans un parc; ils parlent de livres. Avant de mourir, GD confie les préceptes du samouraï à la très jeune lectrice, et les contes de Ryunosuke reviennent à Louis.

La fillette, Pearl, lit la philosophie du samouraï chez elle, pendant que sa mère vaque aux tâches ménagères et nous comprenons que Pearl aura un destin tout différent de sa pauvre maman.


La circulation d'œuvres classiques entre Ghost Dog et ses « amis », au milieu d'un monde difficile sans espoir, sans repos, est l'indice d'une résistance durable.

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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 00:05
- Communauté : Movies story d'Anjelica - Par Dominique Poursin
Tommy Lee Jones
© TFM Distribution Galerie complète sur AlloCiné



film américain de Bertrand Tavernier avec Tommy Lee Jones.


En Louisiane, le shérif Dave Robicheaux  enquête sur des crimes pervers de jeunes prostituées assassinées. En même temps, il s'intéresse à un autre meurtre, celui d'un jeune prisonnier noir torturé et tué en 1963, par un de ses gardiens racistes.


On  imagine  que les deux meurtriers ne font qu'un. Robicheaux les recherche activement, sillonnant tout le pays en voiture, quitte à s'enfoncer dans le  marais.... Ce qui nous vaut de très belles photos de paysages.


Il fait toutes sortes de rencontres, un multimilliardaire crapuleux, énorme, vautré dans le stupre et la corruption, qu'il soupçonne de savoir la vérité, un type vraiment très méchant et même que ça se voit un peu trop ;  un acteur alcoolique gentil rêveur, vomissant tripe et boyaux, enrôlé dans un film sur la guerre de sécession et qu'il aide, étant lui-même ancien buveur ; des fantômes de soldats sudistes fraîchement débarqués du cimetière, notamment un général avec qui il devise sur la méchanceté humaine et  la probité des hommes de loi, des fantômes  pas effrayants du tout, raisonneurs, sérieux...


Je voudrais mentionner aussi sa femme qui l'attend nuit et jour avec impatience et résignation (comme c'est souvent le cas chez les femmes de policiers dans les fictions), sa fillette mignonne et délurée, dont on suppose qu'elle va être enlevée par le tueur et prise en otage ( mais ce parcours obligé sera bref et économe en frayeur, merci !).


Ces figures restent secondaires : les personnages sont Tommy Lee Jones et le bayou. Le passé le présent, l'enquête, tout cela  se confond en une personne et un lieu.


Donc un film policier très classique : j'attendais quelque chose de plus surprenant, un climat d'étrangeté par exemple. Ou une intrigue à couper le souffle. Rien de tout ça. Mais c'est un bon film. Si vous ne connaissez que le marais poitevin, ça vaut le coup de faire connaissance avec la Louisiane...

 

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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /2009 10:37
- Communauté : Movies story d'Anjelica - Par Dominique Poursin
A History of Violence de David Cronenberg
 

 
Une voiture qui s’apprête à repartir deux types à l’avant l’un prétend avoir soif et retourne à l’épicerie qu’ils viennent juste de quitter.
Revenir sur les lieux du crime : il enjambe quelques corps avant de chercher à atteindre une canette de bière dans le congélateur. Sur le seuil de la porte apparaît une fillette blonde, nœud dans les cheveux et peluche dans les bras.
Elle fait un pas, médusée, terrifiée.  At the wrong time , on the wrong place...
Pas encore désaltéré, le tueur ajuste son revolver... une scène qu’on a l’impression d’avoir déjà vue souvent , par exemple dans « Il était une fois dans l’ouest »  lorsqu’un enfant revient chez lui pour contempler les corps ensanglantés de ses parents frère et sœur fraîchement estourbis, et qu’en relevant la tête, son regard croise celui du bandit non encore déguerpi, qui va l’ajouter à sa liste de victimes.
Mais ici la fillette se réveille, dans son lit, indemne, et crie : père, mère, fils aîné, s’amènent d’urgence pour entendre le message : Il faut exterminer les monstres qui rôdent parmi nous.
 
Appel entendu. Son père, Tom Stall, ancien monstre, va sauver la famille. S’il réussit , c’est qu’il n’est pas innocent. Ce monde de violence a été le sien. Il fut un tueur redoutable et le passé revient lui faire signe. On saura plus tard que son frère a voulu l’étrangler, enfant, et que sa mère l’a sauvé, mais qu’elle a dû mourir et qu’il a vécu sous la loi du frère.
 
Histoire édifiante, conte de fée, dont le happy end dépasse de loin tout ce que l’on peut rêver de mieux. Histoire à se conter dans les moments de stress pour se remonter le moral.
 
Non seulement Tom Stall élimine tous les truands de son passé, qui le menacent,  mais son fils, grand garçon timide et gauche, apprend à se défendre et sans faux pas. Lui qui n’a jamais fait de mal à une mouche, envoie d’un seul coup au tapis deux durs de son lycée qui le narguaient. Mieux encore, il sauve la vie de son père en abattant le terrible Carl Fogerty, venu exprès de Philadelphie, dans cette petite maison de la prairie pour éliminer Tom Stall.
 
Et quel tueur ce Fogarty ! le visage grêle et marqué comme une peau d’orange, la grimace tordue, le vêtement très noir, le crâne très chauve, l’œil de verre très peu coloré, voire presque blanc, qu’il exhibe volontiers : il le sort de l’orbite pour le faire mieux voir.
C’est Joe Cusak ( alias Tom Stall) qui l’a jadis arrangé ainsi.
 
Aprés le film on peut se dire : mais pourquoi n’ai-je pas ri en voyant cette figure si exemplaire ? Il y en a eu de plus terribles et des variations nettement plus ambiguës : les visages de Peter Lorre peut-être et Paul Meurisse ect… défileront devant nos yeux. Fogarty frôle la caricature.
 Mal éclairé pour un tueur de ce genre :  on ne le voit qu’en plein jour, il ne surgit jamais de l’ombre.
Et pourtant on n’a pas ri. Peut-être même a-t-on eu peur ?
 
Quel honneur pour Tom Stall qu’on vienne le chercher de si loin. Le mérite-t’il ? Il est discret, un peu fruste, trapu, la démarche un peu lourde, le large sourire aimable qui ne cherche surtout pas d’histoire et fait son travail de barman au jour le jour avec célérité. Pour le trouver excitant, sa femme s’imagine qu’elle vient le retrouver en catimini dans la maison de ses parents et qu’ils copulent en risquant d’être découverts par on ne sait quel paternel peu accommodant. Elle s’habille d’une minijupe et d’un tee-shirt avec une inscription et se jette sur son bonhomme à la blouse qui se laisse faire gentiment. On plaint cette épouse mais voilà que le passé ranimé en Tom lui inspire de l’érotisme dans le genre bagarreur et musclé. La prise dans l’escalier , maladroite mais c’est son charme, prouve que le couple s’invente une sexualité plus corrosive.
Tom doit s’expliquer : et il manque d’imagination. Pourquoi as-tu pris le pseudo «  Stall » Heuh… il était disponible. Joey indique qu’il a passé du temps dans le désert, comme Jésus, avant de devenir Tom que le Diable ne tente plus.
 
Vient le règlement de compte décisif : sans perdre son air emprunté, son sourire prudent, et son regard vigilant sous la lourdeur provinciale, feu Joey Cusack va se débarrasser de tous ceux qu’il gêne ( on ne saura pas en quoi il les gêne) .
 
Le matin venu, Tom sort de la maison du crime, sous un ciel très clair, dans un silence recueilli, pour aller laver ses plaies dans un étang large et tranquille dans une eau transparente et pure. On a déjà vu cette scène, peut-être dans «Pat Garett et  Billy The Kid » entre autre… mais ce héros allait mourir.
Pas Tom Stall.
Il est sauf.
Pour cette scène le visage du héros ( ces traits de  travailleur aimable mais vigilant du Midwest) nous est dissimulé en partie, et ayant perdu sa blouse dans l’affaire, il ne montre plus qu’un dos nu, une pose vraiment belle.
 
Retour à la maison. Tom arrive pour le dîner ; il est un peu en retard tout de même. Avec une sobre gravité, la fillette pose son assiette à sa place restée vacante. Et si cela ne nous fait pas rire c’est que la fillette ouvrait aussi le film, que c’était son rêve, et qu’on a regardé avec ses yeux à elle. Toutes les anciennes fillettes qui ont rêvé d’un semblable père apprécieront. Et pourquoi pas les garçons ?

 
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 00:00
- Communauté : Les lectures de Florinette - Par domiwind


Aux USA dans les années 50. Alwynn et Frank se rencontrent dans un bal, plaisantent sur leurs jobs respectifs, qui leur paraissent répétitifs et sans attrait. Ils sont jeunes et espèrent davantage après leurs études.

Les voilà mariés, parents,  et Alwynn tente de se lancer somme actrice. La représentation se solde par un bide. Frank s'ennuie ferme. Le couple se querelle violemment. Puis Alwynn admet n'avoir aucun talent.


C'était l'introduction, et elle est très rapide, on a à peine le temps de saisir ce qui se passe...


Un deuxième enfant est né. Les voilà installés dans une maison spacieuse, toute blanche «  standardisée »  entourée d'un jardin qui donne sur un sous-bois.  L'intérieur de la maison ressemble à  ce qui est présenté dans un catalogue de vente destiné  à l'équipement ménager de  la classe moyenne. Ils sont loin  de la ville. La lumière est toujours vive, les couleurs très nettes. Alwynn  se voue aux tâches domestiques (linge cuisine courante entretien du logis) toujours vêtue d'un tablier qu'elle dénoue à la hâte lorsqu'elle doit recevoir quelqu'un. La ménagère exemplaire, si ce n'est qu'elle souffre de sa condition, et son expression de douleur est pathétique.

Les voisins sont vraiment stupides, et l'un d'entre eux  l'aime en secret. Alwynn s'ennuie beaucoup mais elle  préfère  recevoir  un autre homme de son âge, qui sort d'un hôpital psychiatrique, dont la mère  lui affirme que c'est un « intellectuel ».


Frank est attaché commercial chez Knox, comme son père avant lui. Il prend le train tous les matins occasion pour  le cinéaste de figure les années  50 : il y a beaucoup plus d'hommes que de femmes dans le train, ils portent des chapeaux melon et des costumes. On dirait le même homme cloné des centaines de fois. On pense au tableau de Magritte.   

Les collègues de bureau sont très bêtes comme les voisins. Frank s'ennuie au bureau ; aujourd'hui, il  passerait du temps sur Internet, et jouerait à des jeux interactifs, mais il y  cinquante ans, il n'a d'autre choix pour sa «  second life » qu'un  peu d'alcool, et une liaison avec une secrétaire nunuche.  


Heureusement, Alwynn a eu une idée : ils vont partir en Europe, à Paris pour « vivre » vraiment. Frank pourrait se «  réaliser trouver un métier qui lui plaît »Elle serait secrétaire et travaillerait. Pourquoi faudrait-il aller jusqu'à Paris pour cela ? Parce que c'est un rêve, et les rêves c'est toujours ailleurs, loin très loin d'ici.

En fait, ce qu'elle veut, s'est se réaliser elle-même en travaillant. Elle n'ose pas revendiquer son indépendance et présente sa requête sous la forme « je veux que notre famille s'épanouisse pleinement que Frank se réalise».  Elle lui passe de la pommade, le flatte : il vaut tellement mieux que ce boulot minable !...et le pire c'est qu'elle y croit...


Alwynn et Frank font penser à des héros de John Cheever, ou Raymond Carver. Lisez «  Insomnies » ou «  Les Vitamines du bonheur » , pour trouver d'autre versions tout aussi pathétiques( comiques parfois) du couple Wheeler,  isolé, coincé,  dans son pavillon de banlieue.


Les scènes entre époux paraissent un pue théâtralisées un peu forcées pour le cinéma. Kate Winslet que je découvre ici (et j'avais hâte de la voir jouer) est intéressante, on a raison de dire ici ou là « un peu âgée pour le rôle ». La caméra s'attarde sur son visage éperdu. Di Caprio qui m'a toujours déplu a un rôle qui lui convient, cadre conformiste, beau parleur, pas méchant, juste un peu vain. La satire s'exerce férocement sur les personnages secondaires parfaitement réussis.  


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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /2009 00:37
- Communauté : Les lectures de Florinette - Par Dominique Poursin


Un homme de trente ans (Joaquim Phoenix, qui en fait davantage) vit chez ses parents une chambre encombrée toute petite pour un homme aussi trapu que lui. Atteint de cyclothymie à la suite d'une déception amoureuse, il a tendance à se suicider, mais change d'avis au dernier moment : ainsi sa plongée dans l'Hudson qui ouvre le film, le laisse en vie...


Ses parents lui présentent Sandra, fille d'un associé de son père. Les deux hommes tiennent une blanchisserie et envisagent la fusion, laissant la direction au futur jeune couple. Un mariage arrangé, n'est pas du goût de James, même si Sandra est une belle fille. Il s'entiche aussi sec de sa voisine, Michelle ( Gwynneth Paltrow) une blonde mignonne, tout aussi instable que lui, intoxiquée, et entretenue par un homme marié  qui pourrait être son père.


James veut Michelle : De sa fenêtre,  il la voit, par la fenêtre de sa cuisine (un cadrage étroit, l'image de la fille en pleine lumière, nette, assez éloignée, mais pas trop)    et la rencontre sur les toits, à la nuit tombée, au crépuscule, dans une froideur bleutée. Cette  liaison, il la dissimule, bien que son âge lui donne le droit de fréquenter qui il veut. Ses parents le surveillent et  le lien avec Michelle est d'autant plus excitant qu'il est condamné.


En même temps, il est aimable avec Sandra et même un peu plus que ça...A la faveur d'un air d'opéra romantique, ils se rapprochent, mais l'acte sexuel donne l'impression d'être besogneux.

La rencontre dans un café face à la plage de Leonard et Sandra est tout aussi problématique. Les deux jeunes gens n'ont rien à se dire et font leur possible pour ménager un moment agréable ; on sent que ce n'est pas pure politesse, que Leonard veut garder Sandra dans sa manche,  ( mais ce sont des gants qu'il reçoit).

Sandra se dit attirée par Leonard, mais on ne saura jamais jusqu'à quel point. Est-elle amoureuse,comme elle le prétend,  ou se prépare-t-elle à un mariage de raison avec un homme qui ne lui est pas désagréable? on ne le saura jamais...

Ces sentiments mitigés et ces arrière-pensées sont suggérés avec assez de subtilité. Les jeunes gens sont dans l'ombre.



L'histoire est assez banale, le dénouement est prévisible, et le contenu n'offre pas de grande surprise. Le traitement de l'histoire retient tout de même l'attention. Les comédiens jouent de façon convaincante.

Certaines scènes peuvent paraître longuettes. 



La fin est cruelle lorsque James renonce au voyage prévu avec Michelle et retourne chez ses  parents pour retrouver Sandra. Nous voyons une scène muette,  les gestes et les visages à cette fête du Nouvel An. toute l'effervescence paraît si fausse.

Il ne s'agit pas d'un film d'amour, mais bien d'une comédie, douce-amère, souvent ironique.

 



L'avis d'Angelica qui a bien aimé aussi.


Dasola s'est ennuyée...

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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /2009 22:15
- Communauté : blog culture - Par Dominique Poursin
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