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littérature policière

Aztèques dansants

titre original «  Dansing Aztecs » 1976.

 

Payot-Rivages poches, 1997, 484 pages.

 


 

Jerry Manelli a réceptionné la mauvaise caisse!

L'Hispanique lui avait dit « la caisse E » et Jerry qui est de langue anglaise a compris « la caisse A ».

 

le travail de Jerry est de faire passer, à bord de sa camionnette, de la marchandise illégale à l'aéroport de New-York. La caisse illégale contenait seize statuettes figurant un prêtre aztèque en train d'effectuer une danse rituelle. L'une d'entre elle est en or massif( 1 million de dollars) les autres sont des copies.

Elles proviennent du Descalzo, un pays d'Amérique latine dont je n'avais jamais entendu parler ( vous non plus !!) où sévit un régime de dictature digne de Pinochet. Au musée National se trouve tout de même quelques objets d'art, dont cette statuette, fierté nationale... Le gouvernement avait confié à l'artisan Carracha le soin d'effectuer des copies conformes pour les vendre aux USA. Se trouvant en possession de l'original, Carracha et ses amis Edwardo et Pedro en ont profité pour simuler un cambriolage et prétendre avoir sauvé la statuette en or, qu'en réalité ils ont effectivement expédiée aux USA avec des copies. Le subterfuge ne pouvant être que passager, ils vont devoir émigrer...pas une petite affaire, avec Pedro qui ne pige rien!

 

C'est le Comité du Sport pour Tous dirigé par Oscar Green, qui a hérité de la vraie statuette, sans le savoir. Au cours d'un dîner d'amitié, il distribue les prêtres aztèques dansants au membres de son club pour resserrer les liens...

 

Mais très vite les seize bénéficiaires vont avoir des problèmes. En effet, plusieurs groupes

cherchent à récupérer la statuette, sans compter quelque quidam se trouvant par hasard au courant...

 

Cette course à la statuette fait parfois songer au «  Faucon de Malte » de Dashiell Hammett. Le sujet est presque le même! D'ailleurs, le facétieux Westlake n'hésite pas, au milieu du récit, à confier la narration à un faucon véritable, très critique envers tous ces gens qui s'agitent en tous sens, mus par l'appât du gain.

 

Mais le monde de Westlake est très différent de celui d'Hammett,beaucoup moins noir, et ses personnages aussi sympathiques que ceux d'Hammett sont odieux.

Le roman use avec bonheur de différents procédés comiques ( situation, geste, caractère, mots...) penche parfois vers la farce ( de nombreux fous rires sont à prévoir) et le reste du temps vers la satire sociale : Westllake est un fin observateur des mœurs de son pays.

 

Par ailleurs, le roman ne manque ni d'action ni de suspense ni de rebondissements, ni de surprise finale...

 

Toutes les raisons sont donc réunies pour passer de joyeuse fêtes en compagnie de l'Aztèque dansant et de Westlake, décédé il y a un an,mais bien vivant dans ses oeuvres.

 

 

 

 

 

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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /2009 00:19
- Communauté : Les lectures de Florinette - Par Dominique Poursin

Actes-sud( Babel Noir) 2005

( titre original portugais Achados e perdidos, 1998)

 

Rio de Janeiro, à Noël sous une chaleur tropicale.

L'ex-commissaire Viera était saoul ce soir-là lorsque Magalie( alias Lucimar) la prostituée dont il est l'amant et le protecteur attitré, est retrouvée morte sur son lit attachée par les jambes avec sa propre ceinture, un sac plastique autour de la tête. Viera n'a aucun souvenir de cette soirée, mais il es le principal suspect.



En plus de Magali, il a perdu son porte feuille où se trouvait sa carte de policier. Pendant que son cadet Espinosa enquête sur ce meurtre, Viera devient l'amant et protecteur de Flor, meilleure amie de Magali.

Elle  lui avait laissé en héritage ce vieux flic alcoolo mais sympa et généreux( en échange de nombreux câlinset dorlotages divers), au cas où il lui arriverait malheur...



Un individu utilise la carte de Viera pour racketter des drogués. L'argent du porte-feuille est entre les mains d'un gamin des rues qui ne saurait l'utiliser sans paraître suspect. Le gamin suit l'homme détenteur de la carte, puis se sentant en danger en appelle à Clodoaldo , l'éducateur qui suit les orphelins SDF, puis à Espinosa, ami de cet éducateur. Et les assassinats continuent...

 

Un bon opus de Garcia-Roza, auteur brésilien, dont j'avais aussi aimé


« Bon anniversaire Gabriel » chroniqué sur ce blog.



 

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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 00:45
- Communauté : Lecture sans frontières - Par Dominique Poursin

Editions Trabucaire, 2009.

406 pages.

 

Un polar régional se déroulant dans la région de Perpignan.

 

Le héros, Ivan Medvédrine, prof de lycée, écrit des romans noirs depuis plusieurs années, espérant un jour vivre de sa plume.

Il s'attaque à la Vénus d'Ille de Mérimée, voulant en proposer une autre lecture. A vrai dire il ne s'agit rien moins que de découvrir le véritable assassin qui ne saurait être une statue!


Ivan fait part de son projet à Slava, jeune chorégraphe canadienne qui organise un spectacle de danse sur le même sujet. Tous deux se mettent en quête d'un carnet écrit par un ecclésiastique au dix-neuvième siècle dans lequel seraient révélés des secrets; mais c'est Jean Héléna ( auteur de romans policiers dans la réalité), un de ses collègues de lycée, collectionneur acharné, qui l'a obtenu...

 

Pendant ce temps le serial killer opère sur des jeunes femmes de la région, muni d'un scalpel et d'un sens artistique renversant...

 

Un polar de grande qualité, foisonnant de références littéraires et artistiques, art du suspense consommé, souvent ironique et humoristique.

 

L'auteur Marion Poirson-Dechaune est professeur d'art cinématographique à l'université de Perpignan.

Elle s'est inspirée d'une affaire criminelle réelle ( les disparues de Perpignan) en la modifiant de façon très habile.

Dans son roman, elle s'inspire de nombreux auteurs de romans policiers et réussit ) mélanger plusieurs genres.

 

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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 00:56
- Communauté : Les lectures de Florinette - Par Dominique Poursin

Michael Prescott le Tueur des bois ( «  Come the Dark » ) Pygmalion, 2002.

 

Erica a trente ans, elle est très belle, vends des statues antiques,et sort avec l'inspecteur de police récemment muté de New-York, dans une petite ville de Pennsylvanie.

Son frère Robert occupe dans les bois, une cabane qu'il s'est confectionnée. Il est ermite et considéré comme fou.

Aussi lorsqu'une jeune fille est retrouvée étranglée dans la rivière c'est lui que l'on soupçonne...


Autrefois Erica et Robert, enfants ont perdu leur mère et son amant retrouvés égorgés dans la maison familiale. Ils auraient assisté au meurtre...


Prescott a voulu écrire une version d'Electre avec des personnages ordinaires qui sont plongés dans la folie et l'héroïsme. Electre est une fillette et Oreste son petite frère.... puis ils grandissent...

l'idée n'est pas mauvaise le rythme est soutenu. Les délires du fou ne sont pas trop longs. On éprouve du plaisir à cette lecture.

Un thriller bien mené avec beaucoup d'invraisemblances qui font sourire après coup: L'inspecteur amoureux reconnaît le rouge à lèvre d'Erica, avec lequel elle a tracé des flèches dans la grotte, pour se repérer!

Jusque là c'était le parfum qui laissait les meilleures traces de l'aimée....

 

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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /2009 11:24
- Communauté : SOIF DE LIRE... - Par Dominique Poursin

 

Métailié Suite ; noir



Monologue d'une femme quadragénaire à Turin, alcoolique au vermouth ; Elle est employée de maison mal payée son mari est au chômage. Elle est dépressive depuis longtemps, Elle vient de tuer sa fille de vingt ans qui la narguait en collectionnant des bibelots en plastique.


Cette jeune fille énervait sa mère, qui, intoxiquée par la télé, voulait qu'elle se présente à plusieurs émissions pour avoir une chance de devenir actrice ou mannequin de publicité. Ou encore qu'elle se dégote un mari riche. La fille ne veut pas  se prostituer ,la mère devient folle de voir que sa fille reste pauvre comme elle ; elle l'a aussi privé de son ami marocain sans-papier en le dénonçant à la police.

Un affrontement a eu lieu. La mère a tué la fille ; elle est ivre et délire : elle croit que la télé les avocats, les curieux sont derrière la porte à tenter de l'enfoncer et leur livre un discours qui est ce monologue désespéré que nous lisons.

 

C'est terrible! On a peine  à y croire... et si ce n'était  qu'un délire? Mais à mesure que le récit avance, on est pleinement convaincu.

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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 12:56
- Communauté : Lecture sans frontières - Par Dominique Poursin

La "Cinquième femme" de Henning Mankell Point-Policiers.


Une femme qui , n'ayant pu venger sa mère victime de tueurs intégristes illuminés en Algérie, s'en prend à des hommes qui ont dû la faire souffrir, car elle dispose d'une liste et coche des noms...


Un vieux monsieur qui adore les oiseaux  se retrouve empalé dans un fossé... un fleuriste amoureux des orchidées  agonise lentement dans un four hermétiquement clos. Et ce n'est pas fini! 


L'inspecteur Harry ( Harry comment ? J'ai l'impression que tous les inspecteurs s'appellent Harry...) ,enquête,  et en même temps s'inquiète de son futur bonheur avec une certaine Baiba plus présente dans ses rêves que dans la réalité.

Il enterre son père, qui ne peindra plus jamais un coucher de soleil avec un coq de bruyère, et laissera le dernier inachevé.

 

Quel rapport existe-t-il entre les deux victimes ?

La femme que l'on sait criminelle, s'introduit dans un service de maternité..où il n'y a pas d'homme... va-t-elle s'en prendre à des femmes, veut-elle voler un enfant?


Ce roman est bien fait, le suspense est correct, mais quelque chose de pesant et lourd provoque l'ennui...le mécanisme de l'histoire est excellent mais je n'ai pas réussi à m'intéresser aux personnages...ni les victimes, ni les enquêteurs, ni même la criminelle!

Vraiment, je me demande pourquoi....

 

 


 

Dominique Sylvain « Passage du désir »

  Viviane Hamy, 2001

 

Ce passage se trouve en plein Paris dans le dixième arrondissement près du canal St Martin. Un quartier assez chouette...

Dans ce passage on peut se sustenter dans un restaurant «  Belles de jour comme

de nuit » tenu par Maxime Duchamps qui était autrefois reporter photographe et avant encore, marin....

Un homme exceptionnel qui a vécu plusieurs vies. Comme les autres personnages du livre...tous ont un passé chargé...

Malgré son titre le restaurant ne sert que des plats cuisinés...


Ancienne commissaire , Lola Jost est pressentie pour reprendre du service. C'est une jeune américaine, Ingrid Diesel, qui le lui demande. Ingrid est inquiète pour Maxime Duchamps dont elle est amoureuse. Maxime est accusé du meurtre de Vanessa Ringer. Elle a été étranglée dans son lit de l'appartement qu'elle partageait avec Chloé et Kahdidja, dans le même passage du Désir...

 

C'est un polar mouvementé, avec de l'action, des rebondissements, beaucoup de personnages, souvent sympathiques, dont on a à peine le temps de faire la connaissance, car le nombre de pages est trop faible pour autant de gens qui ne font que passer... en émergent les deux héroïnes Lola et Ingrid dont la relation est savoureuse et les échanges de propos très amusants. C'est ce que j'ai aimé dans ce roman.


Quoique les noms des personnages ne m'agréent pas toujours. Ingrid, très bien, mais pourquoi Diesel? Ce nom de carburant pour une belle femme "taillée comme un viking dans un drakkar "! ça ne l'empêchera pas de payer la taxe  sur le carbone, Ingrid.

Et Maxime Duchamps, ne me plaît pas non plus. Je pense contamment à Maxime Du Camps( copain de Flaubert)  ou à  Duchamps ( l'artiste) et ce personnage n'a rien à voir avec l'un ou l'autre de ces hommes -là, du coup je le saisis mal...

"Lola" pour une ancienne commissaire, c'est un peu caricatural.


L'aspect «  polar » est un peu artificiel, plaqué, quoique bien structuré. Le brusque changement de décor à quelques pages de la fin semble peu naturel. Le lecteur quitte la capitale pour une région montagneuse enneigée qu'il n'a pas le temps de bien intégrer. Ne parlons pas du criminel dont il a si peu entendu parler dans le corps du récit qu'il ne s'en souvient même pas, ce qui rend sa traque peu intéressante...

 

On aurait pu se passer d'une intrigue criminelle, et se contenter des intrigues « domestiques », le roman y aurait gagné en intérêt.

 



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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 17:50
- Communauté : SOIF DE LIRE... - Par Dominique Poursin
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