Présentation

  • nuagesetvent
  • : the never ending blog
  • : Comptes rendus de mes lectures avec des aspects critiques + quelques films de fiction Récits de journées et d'expériences particulières Récits de fiction : nouvelles ; roman à épisodes ; parodies. mail de l'auteur : dominique-jeanne@neuf.fr
  • : 01/01/2006
  • : Actualité Voyages culture littérature photos Littérature

Derniers Commentaires

peut-être


Coetzee Disgrace
Karel Schoeman En étrange pays
Robert Mc Liam Wilson Eurêka
Léo Perutz Le Cavalier suédois
William Trevor Le voyage de Félicia


 

Challenge blog-o-trésor

Objectif Pal

Rechercher

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles

Remarques sur quelques sujets d'actualité

Le Corbeau par Gustave Doré




Poe : il lui a manqué un » t » pour être un vrai poet en anglais et un T + un E en français, disent les mauvaises langues. Injuste ! Car  il est vraiment poète ! Je viens de lire son corbeau. C'est musicalement réussi !


Corbeau ( Raven est un de mes mots préférés je le répète souvent seule «  raven » raven : ça me fait penser à ravage, à rave et à rage  ; corbeau c'est moins bien. Le corbeau dans la littérature française est perché sur un arbre avec un fromage... ou encore il s'acharne sur sa proie «  Pies et corbeau nous ont les yeux cavés et arraché la barbe et les sourciz! »



A lire le Corbeau, j'ai ressenti quelque chose de bizarre : au lieu du nervermore je me suis surprise à répéter « encore « ! je voulais pourtant pas que le poème dure plus longtemps. Pas davantage n'étais-je charmée par la situation. Un corbeau qui entre chez vous et s'incruste en ânonnant le même mot, supposé fantôme de votre défunt bien aimé (il ne vous aimait pas tant  pour vous faire ce coup-là...un vrai coup de Poe)  avec ce que l'on imagine de croasserie, et qui ne veut pas se tirer, l'odieux personnage,  n'a rien d'alléchant.

Non, je ne sais pas ! Le sortilège des mots ?

Par ailleurs, ce poème me fait penser à l'Aigle noir de Barbara. 


J'ai relu un récit de Poe au hasard «  Le Cœur révélateur ». C'est un homme qui vit avec un vieux monsieur. On ne sait rien du contexte : on  ignore ce qu'est le vieux monsieur à l'œil effrayant pour le narrateur, on ne sait pas non plus ce que ces messieurs font dans la vie. Le fait est que cet œil se révèle avoir un cœur en plus !

Je remarque que le narrateur est puni de son crime : chez Poe il l'est toujours. Et le châtiment, longuement décrit, est la chute du récit, parfois aussi le corps, de sorte que vous ne pouvez le manquer. Le narrateur du chat noir est puni par le chat, William Wilson est puni par son double, l'arracheur de dents (Bérénice) est puni, l'arracheur d'œil est puni par le battement de cœur, le ministre est puni car Dupin retrouve la lettre, les sujets d'un certain roi attrapent la peste, Roderick Usher et sa sœur sont punis de leurs relations trop intimes, le magnétiseur est puni d'avoir exercé ses talents morbides sur Mr Valdemar, par l'infâme spectacle de sa dépouille mortelle vieille de neuf mois de décomposition ...bon sang que cet univers est donc moral !

Rien d'étonnant. C'est à la même époque que sévit Nathaniel Hawthorne (une sacrée épine....) et sa Lettre écarlate. Souvenez vous de ce pasteur coupable, qui défaille tout le temps, éperdu, le cœur lui manque, il s'effondre sur son estrade à cause du cœur lui aussi, de trop intenses battements. Pulsations.

Battement d'aile de corbeau.

 Une époque terrible, pleine de péchés, de remords de punitions atroces.

Et cependant Poe est drôle parfois : ce n'est pas pour rien que Breton a sélectionné son «  ange du bizarre » pour l'anthologie de l'humour noir.


Poe est né aujourd'hui il y a deux cents ans, trois semaines avant Abraham Lincoln ; avant que cet homme ne devienne président, Poe aura des milliers de fois trempé sa plume dans le goudron,  et aura perdu la vie. De toute manières, à lire Poe, vous n'apprenez  rien sur la société et la politique et vous ne saurez même pas que vous êtes aux  Etats-Unis. D'ailleurs la plupart du temps vous serez  dans un vieux manoir éloigné de tout, dans une prison espagnole au temps de l'Inquisition, dans une salle de bal  royale au Moyen âge, dans un hôtel particulier à Paris, dans une public school vaguement britannique, dans le ciel néerlandais perdant du lest, sur un bateau qui tangue dans les eaux tourbillonnantes d'une rivière scandinave, dans un tombeau quelque part dans une cave ....  Alors partez en voyage avec Poe ; n'hésitez pas à sauter les premières pages, concentrez-vous sur le cœur du récit, oubliez les points d'exclamation et la moitié des superlatifs.

Publié dans : Remarques sur quelques sujets d'actualité - Voir les 4 commentaires
Ecrire un commentaire
Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /2009 00:22
- Communauté : blog culture - Par Dominique Poursin
Je ne me suis jamais intéressée de près au prix Goncourt !

Lorsque j'ai commencé à lire l'actualité littéraire (dans le Magazine Littéraire et le Nouvel Obs),  j'étais furieusement révoltée et je détestais par principe tout ce qui avait l'allure d' une institution. Il faut dire que c'était aux alentours de 1968. Le " prix Goncourt" dès que j'en ai entendu parler m'a fait l'effet d'une organisation créée pour couronner de mauvais livres, forcément " de droite", gnangan ou répressifs,inféodés au pouvoir, manquant d'originalité de toute manière.

Je ne lisais donc surtout pas de Goncourt, sauf par inadvertance. Les autres prix littéraires je les  considérais d'un oeil à peine moins critique.

C' est curieux car les deux medias que je lisais ci-dessus cités, ne condamnaient pas le Goncourt... Le Magazine Littéraire de Décembre 1968, que je possède encore, consacre une double page au prix Goncourt  de l'année, Bernard Clavel, et se dit satisfait d'un tel choix.
Bernard Clavel était labellisé "socialiste" , "roman du terroir", et  relativement passéiste pour le style. Rien qui pouvait me plaire à l'époque. Ni maintenant.

Dans ce même Magazine Littéraire de décembre 68, ( le numéro 24, il valait 3F.) j'apprends qurante ans plus tard que le Renaudot fut décerné à Yambo Ouologuen pour le " Devoir de violence".
" un africain lyrique visionnaire et lucide en même temps qui hausse cette littérature" , sur le plan du "roman", au même niveau qu'un Césaire, par exemple, lui avait déjà fait atteindre au théâtre."

Qui s'en souvient?

 Jean-Louis Bory  journaliste au Nouvel Obs et écrivain avait lui-même obtenu un Goncourt longtemps auparavant, et ne pouvait donc pas s'en gausser...
 
J'ai lu des Goncourt, sans le savoir au début. Dans le grenier de mes grands-parents se trouvait  " La Maternelle " de Léon Frapié, un roman  à propos d'une institutrice qui s'occupe d'enfants déshérités à Ménilmontant au début du siècle. Ce roman a eu le Goncourt, un des premiers, je l'ai su plus tard. Alors je l'ai trouvé  débile, misérabiliste...

 L e " Rivage des Syrtes" de Gracq est un Goncourt ( refusé) qui est  devenu un classique. Ansi que " les jeunes filles en fleurs" de Proust.
Y-en-a t'il d'autres?

En 1984 on m'a offert " L'Amant" de Duras qui venait d'obtenir le Goncourt. je ne voulais pas le lire et je l'ai trouvé mauvais par principe puisqu'il avait obtenu ce prix. Mais je me suis aperçue plus tard que ce bouquin était bien meilleur que ce que j'avais pensé.
Bientôt j'ai jeté un oeil sur les Goncourt dans la mesure où ils étaient publié chez un éditeur à priori non-Goncourable.
Il y eu " les Champs d'honneur" de Jean Rouaud en 1990, et je l'ai lu.
Depuis, je ne sais pas.

Je compte sur les blogs pour me faire savoir si le Goncourt de cette année  vaut d'être lu.
Publié dans : Remarques sur quelques sujets d'actualité - Voir les 1 commentaires
Ecrire un commentaire
Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /2008 12:10
- Communauté : Les lectures de Florinette - Par Dominique Poursin

Obama, un dernier slogan  français pour la route

 

 

On aime sa couleurs café... sa couleur coca... sa couleur bourbon... mais s'ils  ne l'élisent  pas ... On s'ra tous chocolat

 

 Le Congrès des vanités
 Avis à la population : cette boîte de soupe contient des éléments susceptibles de nuire a votre santé. Si vous en avez acheté,  reportez-la à votre fournisseur ou détruisez-là...
Publié dans : Remarques sur quelques sujets d'actualité - Voir les commentaires
Ecrire un commentaire
Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /2008 20:26
- Communauté : SOIF DE LIRE... - Par Dominique Poursin
lire l'article de Shin  du beau travail très complet !


Publié dans : Remarques sur quelques sujets d'actualité - Voir les 4 commentaires
Ecrire un commentaire
Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /2008 00:15
- Communauté : SOIF DE LIRE... - Par Dominique Poursin

J'ai lu, vers 1970,  le Procès verbal pour lequel il a obtenu le Renaudot en 1963.

Ainsi que le Livre des fuites et Fièvre deux essais publiés à la fin des années 60.

J'aimais bien tout cela à 16 18 ans et même à vingt. Fièvre me semblait l'indice d'un caractère passionné. Le Livre des Fuites qui n'est pas un traité de plomberie mais un essai de réflexion sur le nomadisme m'a plu également c'était ces années où l'on rêve de ne pas se fixer, de vivre complètement de faire la route, ce sont des livres fait pour plaire aux adolescents.

Je  me souviensque le Procès verbal  figurait dans mes romans préférés.

Le personnage principal s'appelle Adam et il erre pendant tout le livre, tente de s'expliquer lui-même et le monde, se retrouve à l'hôpital psychiatrique. Content d'avoir trouvé un asile, il renonce au langage et s'enferme dans le mutisme. Le Procès verbal est le procès du verbe...

Ce roman a été considéré comme moderne   (et kafkaïen aussi ! tout y est passé !)  parce que Adam a été pris pour un rebelle que la société récupérait. Moi je l'avais cru en tout cas. C'était l'époque où l'on publiait des ouvrages sur l'antipsychiatrie.

Les aspects parodiques du roman étaient amusants et Le Clézio m'a fait rire pour la première fois ( et la dernière).

Le Clézio été pris pour un romancier expérimental, voire révolutionnaire, ce qui était un total contresens. Je pense qu'aujourd'hui, on a oublié tout cela. Cet Adam qui trouve son bonheur dans le non-langage, cet Adam sans Eve.


Plus tard j'ai apprécié le recueil de nouvelles « la Ronde » qui montrent à quel point Le Clézio sait être sensible aux problèmes sociaux et en exprimer le tragique en phrases sobres. Je me souviens de cette jeune fille qui se fait violer dans un HLM, des ces adolescents qui roulent trop vite en moto parce qu'ils sont mal à l'aise.

 Les enseignants savent aussi que « Mondo et autres histoires » sont des nouvelles que l'on fait volontiers lire en sixième cinquième et qui aident les élèves à aimer la lecture.


On m'a aussi donné à lire « Désert » un long récit poétique sur le périple toujours recommencé d'un peuple de nomades (toujours le sujet du Livre des Fuites ?), un récit aux accents mystiques. Les nomades sont silencieux. On retrouve le renoncement au langage d'Adam.

 Une jeune fille nommée Lalla parcourt ce récit, je ne sais plus ce qu'elle devient.


Et puis ce fut « le Chercheur d'or », un roman initiatique, et « Printemps et autres saisons », troisième recueil de nouvelles.  Je n'ai pas tellement aimé ces livres là. Il me semble qu'ils véhiculent une idéologie contestable.

Printemps et autres saisons est une saison de pleurs. L'un des personnages féminins de Printemps et autres saisons, s'exile, dit adieu à l'ami qu'elle avait sur son île tropicale. ce garçon un peu simplet qui la suivait partout en l'assurant de son amour « Ticoco », une autre version de l'Adam du Procès verbal.

  La jeune femme ne réussit pas à faire sa vie en milieu urbain, les malheurs pleuvent sur elle comme autant de divines malédictions et l'on dirait que l'auteur veut la punir d'avoir cherché à s'affranchir de ses origines. Ce serait un péché que de quitter son île et plus encore de larguer le garçon qui est hors-langage.  

Cela m'a fâché, car l'histoire est carrément édifiante !


Depuis Le Clézio publie tous les deux ans environ un gros roman, sans doute une variation sur les mêmes thèmes. Nostalgie de l'exilé, vraie communication primitive absente... Il y a eu ce roman à propos de cris d'oiseaux qui seraient de la vraie musique... le Clézio un écrivain qui cherche à s'affranchir du langage humain !  Je ne le comprends pas.








Publié dans : Remarques sur quelques sujets d'actualité - Voir les 6 commentaires
Ecrire un commentaire
Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /2008 18:05
- Communauté : SOIF DE LIRE... - Par Dominique Poursin
Publié dans : Remarques sur quelques sujets d'actualité - Voir les 2 commentaires
Ecrire un commentaire
Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /2008 09:13
- Communauté : blog culture - Par Dominique Poursin
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés