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Mardi 27 mai 2008
J'apprends que le roman de François Bégaudeau " Entre les murs" que j'avais chroniqué le 16 mars 2006,  fait l'objet de nouvelles palabres à propos du  film qui en est tiré et  de la palme d'or .

J'avais bien aimé ce roman, j'insite sur " roman", car il s'agit de fiction même si  le milieu décrit m'a paru d'une grande justesse.  En fait, c'est que j'y avais retrouvé l'atmosphère de ma courte expérience d'enseignante. on a accusé Bégaudeau d'être cynique alors qu'il faisait preuve d'humour noir, et de réalisme.

On a dit qu'il n'aimait pas les élèves, ni le métier... je pense que l'on aime son métier uniquement lorsque l'on peut véritablement l'exercer, et que l'instruction n'est pas une question d'amour : les élèves veulent qu'on les respectent avant tout.

J'avais été très touchée par ce livre. Je ne vais pas le relire à présent, car je n'ai rien manqué à la première lecture.

Bégaudeau met en scène les rapports de force entre les différents groupes.
Je préfère ce genre de livre à ceux de Pennac, qui m 'ont toujours fait l'effet d'un ramassis de bons sentiments.

Je me demande ce que ça peut donner comme film.  Si quelques uns l'ont vu en avant-première...
par Dominique Poursin publié dans : Notes sur l'actualité commentaires (2)    ajouter un commentaire
Mercredi 5 mars 2008

A l’émission "du Jour au lendemain",  César Aira, romancier argentin né en 1949,( auteur en particulier de « Varamo » et « Moritz Rugendas, peintre et aventurier », que j’affectionne particulièrement) a dit quelque chose de vrai : il est devenu très difficile en littérature d’être sérieux sans être ridicule. Georges Simenon y arrive très bien.

Par sérieux il entend  sans pratiquer l’ironie l’humour les jeux de langage les parodies volontaires, etc.

par Dominique Poursin publié dans : Notes sur l'actualité commentaires (1)    ajouter un commentaire
Dimanche 10 février 2008

J’ai remarqué dans plusieurs blogs de lectures ( voir Lune de pluie) une pratique consistant à chroniquer une œuvre d’un auteur à la date de son anniversaire (posthume ou non).

  Il est d'usage aussi de mettre en ligne une biographie de l’auteur.
 

Je suis moi-même assez coutumière du fait ; j’ai retrouvé dans mon blog six célébrations de ce type : la plus récente, fut pour le centenaire de Simone de Beauvoir. Vous l’avez déjà lue ou parcourue.

Les autres sont plus anciennes, mais elles se sont bonifiées avec l’âge.  
 
Sur L'Invitée, son premier roman, et son meilleur.

 Il s'agit de "Un conte de deux villes" un roman historique sur la Révolution française à découvrir.

 Pour le bicentenaire de la naissance de l'auteur j'ai relu Gaspard de la nuit.
 Cette autobiographie est  lumineuse  par rapport à Tarentula.
A propos du Cornet à dés un recueil plein d'humour;

Pérec 70 ( mars)
Pour les 70 ans de Pérec qui nous a quitté trop tôt, relecture de " W ou le Souvenir". 
 
par Dominique Poursin publié dans : Notes sur l'actualité commentaires (2)    ajouter un commentaire
communauté : SOIF DE LIRE...
Lundi 22 octobre 2007
 
"Certains enseignants refusent de lire les derniers mots du jeune communiste fusillé en 1941. L'Élysée rappelle que la lecture de la lettre est obligatoire mais que les professeurs récalcitrants  ne seront pas sanctionnés
Votre avis sur la polémique.

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Le vote est clos. Vous êtes 12.683 à y avoir participé."


(Extrait  du Figaro.fr de ce matin  :  Titre  " Faut-il obliger les enseignants à lire la lettre de Guy  Moquet?")

C'est complètement dingue ! 

Un pas de plus vers un gouvernement totalitaire.

Maintenant l'ELysée se met à dicter les programmes d'enseignements que les professeurs doivent suivre et envisagent sérieusement de les sanctionner en cas de non obéissance !

Il existe des instructions oficielles dont les professeurs s'inspirent pour leur enseignements.
Ils ne doivent pas accepter  cette mainmise intolérable de la part d'un  gouvernement  dont les méthodes font penser  de plus en plus  au fascisme.
  




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par Dominique Poursin publié dans : Notes sur l'actualité commentaires (3)    ajouter un commentaire
Lundi 15 octobre 2007
Le haïku qui n’a pas rêvé d’en composer ?

Pauvres apprentis poètes bloqués au milieu d’un infaisable sonnet, perdus dans un ennuyeux truc en vers libres qui perd tout sens à force de chercher des assonances à tout prix, faire dans la brièveté voilà qui paraît possible

Il s’agit de trouver un seul vers un seul (ouf !) de cinq syllabes sur la première ligne sept sur la seconde cinq sur la troisième ; les rimes sont intérieures.

On s’en croit capable.

Les maîtres nous disent que les haïkus furent composés pour célébrer quelque chose. En ce moment que peut-on célébrer, Sarkozy mis à part ? Rien, évidemment ! Moi je n’ai que ce mot à la bouche, comment faire autrement ?

Je flâne dans les librairies je ne vois que Sarkozy pour les Nuls, Sarkozy en dix quinze leçons, parler le sarkozy tout de suite, le Sarkozy pour tous en cent recettes simples et peu coûteuses,

Le désir selon Sarko, et même lorsque je crois tomber sur un bon gros roman sentimental comme le titre semble l’annoncer «  L’aube le soir ou la nuit », c’est encore lui qui se cache derrière.

J’allume la télé sur Arte en pensant y échapper puisque c’est la chaîne de la culture… mais là aussi à une heure de grande écoute on nous montre le bon petit Saint Nicolas en train de sauver les ptits enfants qui passaient là et que le boucher de Neuilly tentait de découper dans son saloir. En deux exemplaires puisque Sarko intervient pour aider l’acteur qui joue son rôle. Evidemment insuffisant l’acteur.

On distribue des prix Nobel je pense que Sarko aura le Nobel. Le Nobel de quoi ? Ben, le Nobel absolu. Le Nobel, le vrai. Sans complément.

 

Donc mon haïku célèbrera Sarkozy et même son identité complète
nom et prénom  sur la première ligne ah ce qu’on y aspire !

Hélas ce nom et ce prénom comptent six syllabes, une de trop. Le gène supplémentaire qui rend notre président bien aimé impropre à la poésie ?

Et pourtant, ce son obsédant qui frappe identique à lui-même la deuxième syllabe du prénom et du nom, le «  ko » le co-ko c’est tout de même quelque chose ! C’est LUI.

Cela me rappelle ce poème de Jean Tardieu qu’il me tarde de vous faire découvrir, même si vous le connaissez déjà :

 
Le Coco du bla-bla
 
Foin des chi-chis, flons-flons et tralalas
Et des pioupious sur le dos des dadas
Loin des can-cans, des bouis-bouis, des zozo,
Ce grand ding-ding faisait fi du flafla
Et fi du fric : c’était un zigoto !
 
Il a fait couic, le gaga au tic-tac
( Zon sur le pif, patatras et crac-crac !),
Dans on dodo il serra le kiki.
Mais les gogos, les nians-nians, les zazous
Sur son bla-bla ne feront plus houhou
La Renommée lui fait kili-kili.
 
(tiré de "Un mot pour un autre", Gallimard-Poésie.  1ere publication en  1951).

Il semble que pour Sarko le meilleur soit encore à venir…
Il n’est même pas mort et ça marche déjà.

 Ou peut-être vivons-nous une époque ou la mort n’ajoute rien à la gloire.

 
par Dominique Poursin publié dans : Notes sur l'actualité commentaires (1)    ajouter un commentaire
Samedi 15 septembre 2007

J’ai feuilleté le livre de Camille Laurens «  Philippe » et lu l’extrait de «  Tom est mort «  dans le magazine Lire. La différence de ton et de style entre ces deux romans saute aux yeux. Très dramatique et animé du côté de Laurens ; contenu, réfléchi et interrogatif du côté de Darrieussecq. Il n’y a rien qui ressemble de près ou de loin à du plagiat. Je ne suis pas loin de penser que les deux romancières se sont entendues entre elles pour créer un scandale ,faire parler, et aussi faire vendre davantage leurs œuvres.

«  Parler pour gagner : sémiotique de la campagne présidentielle » c’est le titre d’un ouvrage qui analyse les discours.

Quant à "voler l'idée "  c'estencore plus tordu !  Ecrire sur la mort d'un de son enfant, cela s'est rencontré des milliers de fois dans toute la littérature. Parce que c'est un événement terrible et inoubliable.   
 

Le plagiat, ça me fait penser à ce cas de psychanalyse connu sous le nom de ” L’homme  aux cervelles fraîches”.  

Ce monsieur, universitaire de talent, qui préparait un bouquin, ne pouvait écrire une seule page sans avoir la certitude d’avoir plagié un autre écrivain. Et il cherchait qui à chaque fois, afin de prouver qu’il avait encore plagié sans le vouloir. Et il trouvait toujours un texte paraît-il ressemblant tellement au sien qu’il pouvait s’accuser de plagiat en le montrant à  son psychanalyste (sans le convaincre).

Par ailleurs il raffolait de la cervelle (il n’y avait pas encore de vache folle) et malgré ces repas répétés, restait convaincu que sa cervelle à lui n’était pleine que de vieilleries mille fois ressassées.

Cet homme était la politesse même, il s’accusait, depuis lors on ne fait que pointer l’autre du doigt en s’écriant «  c’est lui qui m’a pris mes phrases mes mots mes idées etc. »
Je ne sais pas si cet homme a guéri mais j’espère que non!
Car il aurait alors été accusé de plagiat un jour ou l’autre, pour de bon.
Je ne crois pas au plagiat sauf s’il s’agit de recopiage pur et simple.


Les auteurs n’ont jamais cessé de  s’inspirer d’autres textes, sinon comment seraient-ils devenus écrivains ?

L’autre texte (ou les autres…) que l’on peut trouver sous le premier a déjà été analysé dans «  Palimpseste » de Genette.

 
La Bruyère, au début des «  Caractères » :

 Tout est dit, et l'on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu'il y a des hommes et qui pensent… l'on ne fait que glaner après les anciens et les habiles d'entre les modernes.
Ce qui est bien, c’est d’oser encore recommencer.

Je ne crois pas à la création pure et simple.
Seul Dieu peut éventuellement créer.

par Dominique Poursin publié dans : Notes sur l'actualité commentaires (2)    ajouter un commentaire
Lundi 3 septembre 2007
 
L’été est-il pourri par la pluie ou par Sarkozy ?

Depuis le 6 mai on se sent vraiment mal ; je plains ceux qui fêtèrent leur anniversaire leur fête ou je ne sais quoi ce jour là ! 

Ce jour là a été traumatisant ; ce jour-là on a ouvert un blog pour tenter de faire face :  rever de nouveau 
Allez-y, ne perdez pas votre temps ici.
Ce jour là Ariane Mnouchkine a cessé d'alimenter son blog.

Sarkozy on ne l’aime pas mais sur les célèbres dessins de Cabu où il apparaît sous la forme d’un diablotin rusé et cynique on le trouve plus amusant que l’original.
Et  d'une cruauté...

Par exemple ce dessin où le dit Sarko visite les hôpitaux  et s’exclame devant un vieux monsieur agonisant, appareillé à toute sorte de tubes,  à peu près ceci :
 Pépé, remettez donc  un euro  dans la fente pour votre goutte à  goutte, voyons,  sinon vous allez y passer ! 

Ce petit dessin, c'est l'exposé de toute une politique que l'on commence à subir.

 

Pourquoi Michel Rocard a t ‘il rejoint l’équipe de celui qu’il déclarait en février être  un danger public? Lire l’article.

 

L’ourse : pourquoi l’ourse a-t-elle dû s’aventurer en ville ? Elle n’est pas sotte à ce point là ! N’y avait-il  rien à bouffer dans la dans la montagne ? A t’on a oublié de lui garantir la nourriture ?

 
Que lirai-je  des livres de la rentrée ?

Sans doute un roman d’Oliver Adam dont j’ai lu un extrait dans le magazine Lire «  A l’abri de rien ».
J'ai lu dix  extraits pout l'instant ( il y en a douze) rien d'autre ne me tente!

Le roman de Rohmer, son « Elisabeth », dont j’ai beaucoup entendu parler et qui est cause de tous ces films qu’il a réalisés et que j’aime bien dans l’ensemble.

Le roman de Jospin «  S’il n’en reste qu’un je serais celui-là »
le roman d'Allègre " Moi le Mammouth"

 
 
Que vais-je mettre encore dans ce blog  en septembre?

L’apprentissage de la lecture. En 4 épisodes. C’est la saison.

Le feuilleton Guillaume Wilson : vous avez beau supplier, crier grâce, vous n’y couperez pas.

Des livres qui viennent de sortir ? Ils sont chers  et la bibliothèque ne les achète pas pour l'instant.

 Je vais me plonger dans un programme anglo-saxon, pas neuf, mais à priori intéressant : Katherine Mansfield, Martin Amis, Ian Mc Ewan, Jonathan Coe.

Pour le cinéma j'ai des DVD qui attendent mais pas encore de sortie prévue.

Mon blog n'a plus de nom ! Tous ont été essayés, rien ne fonctionne.
 
par Dominique Poursin publié dans : Notes sur l'actualité commentaires (1)    ajouter un commentaire
Jeudi 2 août 2007

Alzheimer : Nicolas Sarkozy veut débloquer des fonds important pour lutter contre ce mal ; on peut s’étonner d’une si incroyable générosité.

Pourquoi ? Parce qu’il ne peut supporter l’idée que quiconque oublie son nom, sa fonction, sa victoire (ou sa «  non défaite » pour employer le langage Royal), ses exploits ; pire encore, les personnes qui souffrent de cette maladie   si elles n’oublient pas carrément qui est le président de la République,  à quoi se réfère ce titre, et quel est son nom, confondent parfois les patronymes des célébrités restés en leur mémoire avec de quelconques quidams… !

Et ces malades ont souvent plus de soixante cinq ans ; une part  non négligeable  des électeurs de l’idole des vieux  est menacée.

 

Les grand cinéastes nous quittent : Bergman, Antonioni… je les aimais, je ne suis pas sûre de mes sentiments à présent. Je n’ai pas eu l’occasion de voir un de leurs films depuis longtemps.

Vais-je retrouver une vieille cassette, un enregistrement pour me rafraîchir la mémoire ?

 

L’anti-palmarès : les trois articles du blog les plus boudés : Floodingue  deux visites ; hommage à André Frédérique, six ; l’amant de Lady Chatterley : une !

Garantis sans dopage puisqu’ils sont les derniers.

même l'amant je le garantis sans dope
Laissez-vous tenter.
 

Petit : Un lecteur de Télérama s’insurge que l’on dise toujours «  petit prof » et jamais «  petit chirurgien « ou petit président »

Il est vrai que certaines  identités sont nettement dévalorisées

Ex petit postier ; petit contrôleur ; petit employé : ces catégories ne sont jamais grandies

Petit docteur (mais pas petit oto-rhino, ni petit gynéco, ect. Les spécialités sont préservées).

Petit chef et petit soldat mais pas  petit général
Petit patron mais pas petit  directeur
Petit juge mais pas petit avocat
Petit Jésus mais  grand Dieu, grand manitou
Petit rien et grand tout

Petit vieux, petite vieille, et grand vieillard (pas de grande vieillarde)

Petit poète mais grand romancier

Journaliste, chroniqueur, rédacteur : jamais petit quelquefois grand

Mais petit secrétaire...
 
par Dominique Poursin publié dans : Notes sur l'actualité commentaires (1)    ajouter un commentaire
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