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Le 10 novembre La Maison du sommeil de Jonathan Coe avec George

Le 20 novembre Arlington Park de Rachel Cusk  avec George

Le 15 janvier The Bell Jar de Sylvia Plath avec Pimpi

Challenge ABC 2009

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Pour le 1er novembre : une oeuvre de Boris Vian



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Jeux et parodies

Jeu astrologique



Comme je suis Poissons pour l'astrologie occidentale et serpent pour l'astrologie chinoise j'ai choisi

douze titres de livres ( dix œuvres de fiction et deux essais) portant des titres tantôt poisson tantôt serpent.

 

 

 

 

 

 

Nessie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suit la liste des auteurs par ordre alphabétique également.


Redonnez à chacun son titre.


Certains sont faciles.... d'autres demandent une consultation Internet ou autre.


Je n'ai lu aucun de ces livres! Donc par la même occasion, vous pourriez me conseiller ou me déconseiller certains titres...!



1 Comment voyager avec un saumon

2 Le Cri du poisson rouge

3 Le Nœud de vipères

4 La pêche aux avaros

5 Poisson-scorpion

6 Les Poissons rouges

7 Queue de poisson

8 Les Requins de Trieste

9 Rue de la sardine

10 Le sommeil des poissons

11 La Truite

12 Vipère au poing

 

 

 

Auteurs


Hervé Bazin ; Nicolas Bouvier ; Philippe Dagen; Umberto Eco ; David Goodis; Veit Heinichen ; Carl Hiaasen ; François Mauriac; Véronique Ovaldé ; Michel Piquemal ; John Steinbeck; Roger Vaillant.

 


 

 

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Samedi 31 octobre 2009
- Par Dominique Poursin

 

  J’ai embrassé la mère

Son âme pesait une livre de répugnances

Ses yeux bleus ne bougeaient pas

Fermés sur d’âcres rêves noirs

Déteignant  sur les paupières du devoir.

j’ai déchiré son voile suant d’obéissance,

Puis  sa  robe d’indienne, rouge

En passant j’ai tiré la langue.

De son palais, l’haleine vive et tiède

Etait un roman sur la vie

 j’ai senti la douceur  

du wasserfall argenté pommadé  qui luisait dans l’ombre du couloir

la mère s’effrayait,  

le chassait, jetait à son front blême  une Bible à la tranche vert chou

le dénonçait à Dieu qu’il n’aimait pas

criait « entêté, stupide, idiot… »

-intelligent.

Va faire la foire avec la fille d’à côté !

Pitié ! pitié !

La lune se levait, dans un dimanche d’hiver

J’ai ri j’ai agité la lampe  sur le guéridon d’acajou

Mes deux poings chétifs l’ont surprise

Mes maigres doigts jaunes mes habits puants

mon œil brun  qui la regardait

la rumeur du quartier prenait son essor

Les Espagnoles et les Italiennes conversaient

Je lui ai mordu  la peau des fesses pas de pantalon

La savane aux odeurs profondes comme dans les journaux illustrés

Cet étonnement de gisante au pied du mur

Le soleil qui s’ouvre 

C’était bon.

Je l’ai sautée dans la chambre nue aux tentures moisies.

A la cime, un coq râlait sans pouvoir dire son nom

Le livre du devoir s’ouvrit  une fleur en tomba

Vaincu, stupide, je vis

Son immense corps enterré dans la marne noir de boue derrière la maison

La mère m’était ravie, morte  de marbre.

 

Blond échevelé ,

Au réveil il avait sept ans.

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Mardi 20 octobre 2009
- Par dominique Poursin

Complainte d’un malandrin visionnaire 

 

 

se chante sur l'air de Mandrin ( mais ce n'est pas de lui qu'il est ici question)

 

 

Nous étions vingt à trente  

Vagants  dans une bande 

Tous  revestus  de bure  

Comme des clercs 

Vous m’entendez ? 

Tous  revêtus de bure 

Comme des clercs obscurs. 

 

La première  piperie 

Que je fis dans ma vie 

Fut d’avoir taquiné 

 

La bourse du 

Vous m’entendez ? 

 Fut d’avoir taquiné 

La bourse du clergé.

 

Dans l’Collège de Navarre,  

Y s’trouve un coffre-fort 

Où tout ces vieux avares

 

Serrent leurs louis d’or 

Vous m’entendez ?  

Où tous ces monsignor 

 Cèlent de l’or en barre.

 

J’entrai dedans une piaule 

Et j’y trouvai dix drôles 

Veillant sur un curé  

Lorsqu’il ronflait 

Vous l’entendez ?   

Veillant sur son blé 

En hasardant leurs dés. 

 

J’leur dis mes p’tits apôtres  

Finis les patenôtres 

Sortons bien vite d’ici 

Avec le trésor  

Vous m’entendez ? 

Sortons bien vite d’ici 

J’vous promets l’paradis


Mais l’ratichon s’éveille 

Et voult me queruler 

 

A la rate j’l’ai navré 

Avec  mon style

Vous m’entendez ? 

A la teste j’l’ai tolu  

Avec mon style agu.

 

Ces messieurs d’Meung su Loire 

Avec leur gran sçavoir 

Et leurs mines de châtrés 

M’eurent bientôt 

Vous m’entendez 

Et leurs mines de châtrés

M’eurent bientôt condamné.


Et Charles là-bas à Blois

Qui rythme pas mieux que moi 

Charles n’a rien tenté

 

J’avais frappé fort 

Vous l'entendez ? 

Charles ne prise pas fort 

Ma ballade des occis morts.


Du haut de ma potence 

Je n’veux plus voir la France 

Mais je vois l’Italie 

Dans un siècle 

Vous m’entendez ?

Mais je vois l’Italie 

Dans un siècle et demi.

 

Je vois un jeune satyre 

Le front ceint de lauriers 

Et un charmant luthier 

Qui pince deux cordes 

Vous le voyez ? 

 Et un charmant luthier 

Devant une pêche pelée.


Jn’le connaitrois point 

Mais j’lui envoie de loin 

Un cimeterre, un fanal 

Et un pinceau  

Vous m’entendez ? 

Un cimeterre, un fanal 

Pour sa plus belle toile.

 

Et quand la corde arrive 

Les yeux je vais fermer 

Et contempler David 

Plaisant bourreau 

Vous m’entendez ? 

Et contempler David 

Toute l’éternité.


Compagnons de débauche 

J’ai passé l’arme à gauche 

Mais j’grouille toujours de vers  

Et sous la terre, 

Vous m’entendez ? 

Je grouille toujours de vers

Je m’suis recomposé.


 Devinette : de qui parle-t-on dans cette parodie de "Mandrin"? Qui est le personnage principal? Qui est Charles? Qui est le jeune homme à la pêche pelée ? Et David " le bourreau"?

 

 

 



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Lundi 19 octobre 2009
- Par dominique Poursin

Lorsqu’il hérita, il s’empressa de vendre le château familial, humide et fruste forteresse qu’il haïssait, pour la remplacer par  un grand manoir qu’il lui incombait d’aménager à son goût. Ces dispositions étaient de la plus haute importance, car, jeune encore mais spleenétique avéré et las de puis toujours, il envisageait de rester la plupart du temps cloîtré sans pour autant céder à l’ascétisme.

Or, il se passa un fait curieux dans les premiers temps :

  Jean Des Esquintes fuyait son futur logis,  tout en s’épuisant en achats destinés à l’embellissement de sa  retraite.

 Aucun antiquaire désuet, aucun marchand d’orviétan, aucune caverne d’Ali baba, aucun  négociant cultivant l’étrange et le suranné dans le   choix  de ses  marchandises ne fut oublié par le triste héritier que poursuivait une obsessionnelle quête  de beauté.

 Sachant que  dans l’agencement des couleurs et des tissus   la plus petite erreur la moindre fausse note l’irriterait jusqu’à l’agonie, il  eût été dangereux de se tromper.

 Dire que sa vie ou celle des gens qu’il croisait en dépendît, serait à peine exagéré. Sans relâche,  son esprit et ses sens étaient travaillés de savantes combinaisons en matière de coloris.

Son   goût exercé  le portait  aux dérobades des teintes fondues et distillées.

 Le caractère languide de ses humeurs avait beaucoup pesé dans l’aménagement de ces territoires particuliers que sont les lieux privés que l’on réserve à l’épanouissement des plaisirs des sens. 

 Les soirs de liesse,  Les  invitées  qu’il introduisait dans son petit salon, étaient  priées  de ramper sous une tente pour y subir les derniers outrages ; elles  se coulaient dans un fragile enclos de tissu,  ravies à la vue de peaux  dont le grain et la textures  brillaient de toutes les ruses d’un exotisme  raffiné,  enchantées par les formes et contacts  subtils  des décors,  persuadées d’être vénales et ne doutant pas d’être courtisées par un amant d’élite.

Que de plaisir n’eurent-elles point à admirer les détails de leurs lascifs ébats un millier de fois reflétées dans les miroirs complices que leur hôte avait disposés en maint endroit. !

Et pourtant …Assez enclin  à goûter les compliments bien mérités que lui valaient  ses arrangements,  c’est sans déplaisir qu’il voyait s’éloigner au petit matin  une fille  qui se souviendrait davantage de la mise en  scène, du décor, et des avantages pécuniaires  que des prestations amoureuses dispensées par un  hypocondriaque valétudinaire, qu’une enfance confite en mélancolie rendait inexpert au déduit.

 Lorsque l’après-midi touchait à sa fin, émergeant d’une pâteuse ivresse,  il se complaisait  à arpenter seul son boudoir rose, à se mirer dans ses glaces, d’abord nu puis vêtu en prince, ensuite en mendiant, se lassant tous les jours un peu  plus   de son image réfléchie jusqu’ à l’incommensurable dans le jeu des miroirs.

 Parfois, saisi d’un curieux vertige, il se prenait à   dessiner du doigt quelque figure obscène  dans la fine couche de poussière  couvrant la surface d’un guéridon en bois de camphrier, ressentant jusqu’à la nausée  son insatisfaction.

Il n’était pas rare, alors, qu’il  dépendît du plafond la cage dorée où roucoulaient deux inséparables, ses seuls hôtes permanents,  cage qui occupait la place d’un lustre, et en chassât les innocentes bêtes, qui s’en  allaient se réfugier dans une pièce quelconque et qu’un domestique venait lui rapporter le lendemain.

Enfin seul,  il  faisait « cinq contre un », plutôt cinq fois qu’une, ayant soin de ne point tacher ses tapis et se laissait visiter par un sommeil sans rêves.

Au réveil, séduit à nouveau  par  le charme de son salon, il songeait à de futures délectations et prenait en horreur le personnage grossier et infantile dont il avait, un peu plus tôt, endossé  les vils emportements.

En effet, Des Esquintes avait l’heur de transmuer en imaginations fécondes ses pitoyables humeurs et la haine rancie et feutrée tapie au fond de ses entrailles ; mais comme on l’a  abondamment suggéré, il  occupait la majeure partie de son temps à déshabiller en rêve des créatures du sexe, en quoi il ne se distinguait guère de ses acolytes.

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 16 septembre 2009
- Par dominique
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