Apôtres : ils sont douze mes visiteurs quotidiens (et parfois vingt quatre ou trente six…) et je reconnais bien là cette indéfectible fidélité qui leur
fait lire un mot ou un paragraphe de mon enseignement au moins une fois par jour, ou vite fait jeter un coup d’œil pour voir si la chose n’a pas disparu, ceci dans un silence
remarquable dans lequel je reconnais l’application de mes préceptes :
« Tournez sept fois votre langue dans votre bouche avant de la mordre »
ou encore « Palpez sept fois votre souris dans votre main ( j’autorise la droite si la gauche gêne) avant de faire jouer le petit bitoniau du
centre pour arriver au bas de la page ».
Ceux-là qui n’ont pas de souris et font jouer leurs doigts sur je ne sais quelle surface présumée lisse, je ne puis rien leur conseiller,
tant l’exercice me paraît hors de portée.
Par ailleurs il n’est pas plus facile à un mot de passer par le chas de l’aiguille à en découdre qu’à un sage d’entrer dans le royaume
du blog (Pour les fous, je ne dis pas…).
Pour une meilleure compréhension du monde grâce à la religion, lisez Umberto Eco!
Par exemple, en ce moment, je viens de m'envoyer
A reculons comme une écrevisse. C’est une somme d’articles et considérations sur la société actuelle
ses événements et débats récents. Sur l’avortement, Origène aurait eu des idées. « Dieu a créé dès l’origine des âmes humaines ».
Dans la bible on estime « que le Seigneur forma l’homme avec la poussière du sol et lui inspira dans les narines un souffle de vie, et l’homme devint
âme vivante ». Il crée les corps et ensuite leur insuffle une âme. Thomas d’Aquin corrige : les embryons ont une ême végétative comme les végétaux puis sensitive ( comme es
animaux). Au stade du fœtus, Dieu insuffle à ce dernier l’âme intellective ( ou rationnelle) qui en fait un être humain. Après le jugement, les embryons ne ressuscitent pas faute d’âme
rationnelle. Les catholiques ont donc tranché depuis longtemps ce que les fondamentalistes feignent d’oublier.
Eco parle longuement du terrorisme, des guerres contemporaines, du téléphone portable « devenu objet transitionnel comme la couverture de
Linus », du Da Vinci Code qui se clone à une vitesse inquiétante, de Dieu ( quand on n’y croit plus on croit à « tout » c’est pire que « rien ») , du
film de Mel Gibson « qui n’est pas un film sur la religion mais un « splatter ».
C'est intelligent, humoristique, documenté et assez gai.
L'origine du mot Cannabis :
Lorsque Jésus pressentit ce que serait la Cène, il dit à son Père qui était dans les cieux " Non, je ne puis supporter ce repas-là, je ne veux point être trahi par un de mes amis ; éloigne de moi
ce calice! je voudrais une collation sympa comme les noces de Cana"
" Non, fit le Seigneur afin que ma Parole s'accomplisse, tu devras obéir. Il n'y aura pas de Cana bis! "
et il le répéta.
Cependant les disciples de Jésus, qui avait coutume de mâchonner d'une plante ( le chanvre) dont ils ignoraient le nom , et qu'ils cueillaient dans les champs avoisinants, pour se
désennuyer, car cette activité leur produisait des sensations agréables , entendirent le message de Dieu, et se sentirent visés. Ils craignaient de faire quelque chose d'interdit en
mâchant cette plante, tant nous sommes habitués à penser que tout plaisir est coupable, et crurent comprendre que Dieu leur disait d'y renoncer avec son " Pas de Cana bis!".
Ils n'y renoncèrent pas tant que cela d'ailleurs, mais pensèrent que le nom de cette plante était " Canabis" et le nom lui resta.
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